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Macro-économie / Taux / Carmignac / Marchés

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Carmignac / Marchés

Un rattrapage plutôt qu’une rotation sectorielle selon Carmignac

Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement stratégique, présentait ce matin les vues de la maison de gestion parisienne pour 2021. Il tempère l’optimisme naissant à propos des valeurs cycliques.
Bourse de Paris - Palais Brongniart
Bourse de Paris - Palais Brongniart

Depuis les annonces de candidats-vaccins plus ou moins fiables, les investisseurs actions se sont dirigés vers les valeurs cycliques ou value (banques, pétrole, automobile), dont les valorisations se sont effondrées au cours de cette crise, et ont quelque peu boudé les valeurs de croissance (technologies, luxe) qui s'étaient fortement appréciées cette année. Dès lors, beaucoup ont commencé à évoquer une rotation sectorielle sous l’effet de perspectives de rebond économique qui peu à peu se font jour. Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac, tempère cette vision. "Nous assistons moins à une rotation qui ferait vendre les titres growth pour acheter les titres value qu'à un effet de rattrapage de ces derniers", explique-t-il.

Effet de base oblige, si l’on regarde le consensus à propos du taux de variation des bénéfices par action (BPA), celui du secteur des actions cycliques du S&P 500 est de -48% pour cette année et est de 65,6% pour 2021, alors que les valeurs technologiques et le secteur de la santé (valeurs de croissance) voient le leur atteindre 16,8% et 19,1%, respectivement, en 2021. "Oui, l’on peut avoir un rebond économique comme ceux de 2013 et en 2016, mais nous sommes en présence de cycles économiques de faible ampleur et de courte durée", avance Didier Saint-Georges. D’autant plus que cette fois-ci, il existe des freins à la reprise, comme le fort endettement accumulé par les entreprises. Reste que les secteurs cycliques que sont l’automobile, les banques, ou le pétrole vont voir leur valorisation s’ajuster à la hausse.

Toutefois au-delà de ces mouvements de court terme, "les banques vont rester confrontées à la concurrence des fintechs et aux taux d’intérêt bas, quand le secteur pétrolier est face au défi de la transition énergétique et l’automobile est en lutte avec les entreprises technologiques qui vont sur son terrain". Oui, il y aura des survivants au sein des valeurs cycliques qui feront preuve d'une capacité d'adaptation. Mais fondamentalement, "on voit mal comment les valeurs cycliques devraient surperformer durablement les valeurs de croissance, au regard de l’environnement dans lequel nous sommes", décrypte Didier Saint-Georges. De fait, pour le S&P 500, si l’on s’intéresse à la période 2020-2022, le consensus sur le taux de croissance des BPA est quatre fois plus important pour les valeurs technologiques et 2,7 fois plus important pour le secteur de la santé que celui des valeurs cycliques.

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