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Perspective / Entreprise

Les entreprises voient moins noir

Moody’s a révisé de négative à stable sa perspective 2021 sur les sociétés non financières pour l’Europe notamment. Si la reprise sera différente selon les secteurs, l’année prochaine devrait être meilleure que 2020, même si le poids des dettes d’entreprise n’est pas à prendre à la légère.
Graphe en baisse
Graphe en baisse

L’espoir renaît. Les avancées dans les vaccins contre la Covid-19 semblent avoir éclairci l’avenir. Et cela n’est pas sans conséquence pour les entreprises. Dans son étude sur les perspectives pour l’année 2021 des entreprises non financières de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, Moody’s remarque ainsi que "l’année 2020 a vu le plus grand changement de cap depuis la crise financière de 2007-2008. La part des perspectives négatives des industries [secteurs, ndlr] est passée de 28 % en décembre 2019 à 73 % en juin et est maintenant retombée à 15 %". Finalement, en novembre, 36 "industries" ont une perspective stable, soit 77 %, et 4 industries une perspective positive, soit 9 %. Ce qui est une bonne nouvelle puisque "la stabilisation des différentes industries suppose en grande partie des revenus et des bénéfices stables".

Dans le détail, les perspectives ne sont pas les mêmes selon les secteurs. "Les secteurs qui se basent sur les interactions sociales et le libre mouvement des gens ressentent encore les effets et seront les derniers à se remettre", explique ainsi Richard Morawetz analyste VP de Moody’s. Ainsi, certains secteurs s’en remettront plus vite que d’autres. Par exemple, si la distribution en Europe a été passé de perspective négative à seulement stable en Europe,  Moody’s prévoit "une amélioration progressive des conditions commerciales pour les détaillants non alimentaires au cours des 12 à 18 prochains mois". Il faudra donc pour ces secteurs attendre 2022 pour revenir à des situations d’avant crise.

Mais cette crise aura aussi des incidences de long terme. D’abord, un des legs le plus déterminants pour ce temps long se situe dans le poids de la dette pour les entreprises. L’emprunt moyen des entreprises des régions étudiées (dette bancaire et obligataire) atteint 4,8 milliards d’euros, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année passée. Certes, beaucoup s’en sont servis comme de réserves de cash, mais pour les autres, ajoutées à des revenus qui n’atteindront pas ceux de 2019, cela pourrait être fatal. L’étude indique ainsi que "les échéances s'élèvent à 1 700 milliards de dollars pour les entreprises de qualité investissement (contre 1 400 milliards de dollars en 2019) et à 600 milliards de dollars pour les entreprises de qualité spéculative (contre 450 milliards de dollars en 2019)". D’ailleurs, l’abandon progressif des politiques budgétaires de soutien des États devrait provoquer une hausse considérable des défaillances d’entreprises : en octobre, le taux de défaillance sur 12 mois des entreprises européennes de catégorie spéculative s'élevait à 4,2 %. Il devrait atteindre 6 % en mars 2021 avant de retomber à peu près au niveau actuel en octobre 2021.

Ensuite, la crise a accéléré les changements. Certains secteurs, comme la distribution l’immobilier, doivent s’adapter à ces nouvelles demandes. Pour tous les secteurs, la transformation écologique s’impose comme un sujet central de l’année 2021

 

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