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Les ETI résistent à 2023 malgré la dégradation de plusieurs facteurs / Il n'en sera sûrement pas de même l'année prochaine
L’optimisme des entreprises de taille intermédiaire (ETI) se contracte. Sur les 1 200 ETI interrogées pour les besoins du baromètre Palatine-METI du financement des ETI, au début du mois de septembre 2023, elles sont désormais 40 % à juger que la situation de leur secteur d’activité s’est dégradée sur un an. Ce qui représente une hausse, notable, de dix points de pourcentage par rapport au mois de mars. Et à cette vision de plus en plus morose de leur milieu d’activité, s’ajoutent aussi des perspectives de moyen terme mitigées.
En effet, une ETI sur cinq redoute que son chiffre d’affaires évolue à la baisse sur le prochain exercice. Pour autant, les ETI pourront se satisfaire d’un peu de répit avant l’année 2024. D’ici à la fin de 2023, près de deux d’entre elles sur trois s’attendent à des facturations en hausse, tandis que 70 % des dirigeants restent assez (ou très) confiants pour la fin de l’année.
Les trésoreries se contractent
Cette tendance baissière pour le prochain exercice pourrait notamment s’expliquer par une situation de trésorerie de moins en moins confortable. En effet, une ETI sur trois fait part d’une situation de liquidités dégradée et une sur quatre a aussi vu son endettement net total se creuser. Ainsi, l’utilisation des lignes de crédit à court terme s’est sensiblement appréciée, dans un contexte où la hausse des taux d’intérêt pèse sur les dirigeants. Elle aurait d’ores et déjà un impact sur 15 % de leurs projets. Il faut également souligner que les difficultés planant sur leurs finances sont nombreuses depuis 2022. Et que leurs stigmates sont toujours présents.
La hausse des prix de l’énergie reste ainsi un problème pour la quasi-totalité d’entre elles et 30 % des ETI devraient connaître, en 2023, une hausse de leur facture supérieure de plus de 100 % par rapport à 2021. "De façon générale, 1 ETI sur 3 est confrontée à une augmentation de ses coûts de production de plus de 10 %. Ce n’est donc pas une surprise si la multiplication de ces contraintes pénalise la rentabilité de plus de 9 ETI sur 10", pointe ainsi le baromètre de la Banque Palatine et du METI.
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