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Accor / S&P Global / RevPAR / Perspective
Récession ou pas, Accor va poursuivre l’amélioration de son profil financier / La progression attendue des résultats s'accompagnera de nouvelles cessions
La rapidité avec laquelle les résultats du groupe Accor se redressent a toutes les chances de se traduire par une poursuite de son désendettement. C’est le scénario auquel croit S & P Global, qui a relevé lundi sa perspective sur la note de long terme "BB + " du groupe de "stable" à "positive".
Le groupe dirigé par Sébastien Bazin a connu l’an dernier une forte reprise de ses revenus par chambre disponible (ou RevPAR), l’indicateur de performance du secteur hôtelier. Un rebond porté par une demande de loisirs refoulée et une très forte activité estivale, en particulier sur les marchés européens.
Dans toutes les régions du groupe, à l’exception de l’Asie-Pacifique en raison de la politique stricte de zéro Covid de la Chine, le RevPAR est remonté au second semestre 2022 "bien au-dessus des niveaux de 2019" d’avant la pandémie, observe S & P Global. Une reprise telle qu’elle a permis au chiffre d’affaires de s’établir à un niveau de 4 % supérieur celui de 2019. Avec toutefois un bémol : la reprise du RevPAR a été principalement tirée par la hausse du tarif journaliser dans un environnement inflationniste, tandis que le niveau d’occupation 2022 était toujours inférieur de 5 à 10 % au niveau de 2019.
De nouvelles cessions d’actifs en vue
Lorsque l’on se projette sur l’exercice en cours, le risque existe que des conditions macroéconomiques difficiles viennent entraver la dynamique. S & P Global en est conscient, "la voie de la reprise pourrait être inégale pour 2023, en particulier compte tenu des pressions macroéconomiques et de l’incertitude géopolitique résultant du conflit russo-ukrainien, ainsi que de l’environnement inflationniste actuel et d’une possible récession".
Pour autant, l’agence de notation est confiante dans le fait que le ratio de levier du groupe, soit le rapport de la dette nette sur l’excédent brut d’exploitation (Ebitda), "s’améliorera significativement pour revenir à environ 3 fois en 2023", voire un peu en dessous de ce niveau en 2024. Pour y parvenir, Accor pourra compter sur sa forte diversification géographique, sectorielle et de clientèle, tandis que le groupe a fait des progrès significatifs dans ses initiatives de coûts et sa capacité à gérer les dépenses d’investissement pendant la pandémie.
Dans ses hypothèses, S & P Global anticipe ainsi une progression de l’Ebitda ajusté d’Accor autour de 800 à 820 millions d’euros cette année, "sur fond d’une reprise attendue du taux d’occupation et de la réouverture de l’économie chinoise soutenant la croissance dans la région".
Les cessions d’actifs devraient par ailleurs se poursuivre cette année. Après 345 millions d’euros de cessions d’actifs l’an dernier, Accor a reçu 276 millions d’euros de la vente de sa participation de 3,3 % qu’il détenait toujours dans son partenaire chinois H World Group (ex-Huazhu). S & P Global s’attend aussi à ce que la vente de la tour Sequana soit conclue en 2023 à un prix de cession de 460 millions d’euros. L’agence prévoit de plus que "la prochaine échéance de la dette de 2023 de 295 millions d’euros sera remboursée plutôt que refinancée, réduisant ainsi la dette financière globale".
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