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Vers un nouveau record de dividendes en Europe ? / BNP Paribas, deuxième banque la plus généreuse du Vieux continent en 2023

Alors que la croissance mondiale des dividendes devrait être nulle cette année, l’Europe pourrait tirer son épingle du jeu en distribuant un niveau record de rémunération aux actionnaires. Et dans cette perspective, le secteur bancaire jouerait un rôle de tout premier plan comme le montre, selon S&P Global, le montant de plus de 5 milliards de dollars attendus chez BNP Paribas.
Euronext (©Hans Lucas via AFP)
Euronext (©Hans Lucas via AFP)

Les entreprises se montreraient-elles prudentes ? Après un fort rebond post-pandémique, la croissance mondiale des dividendes devrait connaître un sérieux coup de frein cette année, selon S&P Global.

Dans son dernier rapport, l’agence de notation américaine prévoit en effet qu’en raison notamment du manque de confiance des entreprises et des taux d’intérêt élevés, les paiements de dividendes mondiaux devraient rester stables par rapport à 2022 pour s’établir à 2 091 milliards de dollars. Une variation de 0,0 % qui représenterait le plus faible taux observé au cours des dix dernières années, après une contraction de 7 % en 2020 (à cause de la crise sanitaire). Pour rappel, le taux de croissance était de 20 % en 2021 et encore de 17 % l’année dernière.

Est-ce à dire que la récession est proche ? La réponse n’est pas si simple selon S&P qui constate des tendances disparates selon les régions du monde et les secteurs.

 

Fin de règne pour le secteur énergétique

 

Dans les marchés développés de la région Asie Pacifique et les marchés émergents, les versements de dividendes devraient être en baisse de 2,2 % et de 7,6 % respectivement. "Avec la réduction attendue de Petrobras, le Brésil réduira à lui seul les paiements des marchés émergents de 30,1 milliards de dollars", précise l’agence américaine.

De fait, sous l’effet de la baisse des prix du pétrole et du gaz et du ralentissement de la demande, la tendance a changé pour le secteur énergétique. "En 2022, il a dépassé le secteur bancaire et est devenu le secteur le plus rémunérateur pour la première fois. Toutefois son règne sera de courte durée car les prix de l’énergie se sont stabilisés cette année et le secteur s’attend à une réduction des paiements de 20 milliards de dollars à 306 milliards de dollars, soit -6 % d’une année sur l’autre ", observe l’agence de notation.

 

La banque retrouve le haut du podium

 

A l’inverse, le secteur bancaire devrait lui prospérer cette année et regagner sa première place des secteurs les mieux rémunérés. Les paiements de dividendes devraient se poursuivre à un rythme soutenu avec une croissance de 8,5 % en 2023 puis de 6 % en 2024. Au total, 311 milliards de dollars sont prévus sur le secteur en 2023 dont 147 ont déjà été versés au cours des six premiers mois de l’année. En France, c’est BNP Paribas qui devrait en distribuer le plus avec 5,2 milliards de dollars attendus (contre 4,8 milliards de dollars l’année dernière), faisant ainsi de la banque française la plus généreuse d’Europe derrière HSBC (10,5 milliards de dollars), selon S&P et devant l'italienne Intesa Sanpaolo (4,4 milliards de dollars).

 

Une croissance encore prévue en France pour 2024

 

D’ailleurs, le Vieux continent se distingue. Grâce à des bénéfices exceptionnels enregistrés l’année dernière et malgré un environnement macroéconomique incertain marqué par une inflation persistante, l’Europe devrait connaître une croissance de 5 % du paiement de dividendes (+23 milliards de dollars) à 497 milliards de dollars, soit un record historique. Une croissance alimentée notamment par la France et l’Allemagne avec des augmentations respectives de 10 % et 24 % par rapport à l’année dernière. "La hausse en 2023 a été simulée par la forte croissance des paiements automobiles, attribuée en partie à la distribution spéciale de Volkswagen en janvier dernier ", précise l’agence américaine.

Dans l’Hexagone, 67 milliards de dollars ont été versés au premier semestre et 14 milliards supplémentaires sont attendus au cours du deuxième semestre. Et pour 2024, alors que l’Allemagne devrait connaître un ralentissement de 9 %, la France devrait, elle au contraire, selon S&P, poursuivre sa croissance régulière.

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