WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Bpifrance ; Conjoncture ; TPE-PME ; Salaire ; Prix ; Inflation ; Crise énergétique ; Investissement ; Emploi ; Rentabilité

Macro-économie / Taux / Bpifrance / Conjoncture / TPE-PME / crise énergétique / Perspective

Macro-économie / Taux
Bpifrance / Conjoncture / TPE-PME / crise énergétique / Perspective

Les TPE-PME inquiètes pour leur activité en 2023 / La crise énergétique fait douter les chefs d’entreprise

Malgré la remarquable résilience des TPE-PME en 2022, en particulier du côté des embauches, la hausse de la facture énergétique et le durcissement des conditions d’accès au crédit, devraient peser sur la situation financière des entreprises et la confiance des dirigeants en 2023, selon Bpifrance.
Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme (Thierry STEFANOPOULOS/REA)
Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme (Thierry STEFANOPOULOS/REA)

Les dirigeants des TPE-PME s'inquiètent pour l'évolution de leur activité en 2023, selon l’enquête de conjoncture semestrielle publiée mardi par Bpifrance. Si la part de patrons optimistes reste encore légèrement supérieure à celle des dirigeants pessimistes, l’écart se réduit considérablement par rapport à l’année dernière. La forte incertitude entourant l’environnement économique, les difficultés d’approvisionnement, anticipées encore prégnantes, et la facture énergétique attendue en hausse, expliquent vraisemblablement ce repli.

"Alors que les marges de manœuvre se réduisent, les perspectives s’assombrissent pour 2023, en particulier pour les entreprises les plus exposées à la crise énergétique. Les indicateurs laissent attendre une activité et un investissement atones cette année", résume Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance.

Dans ce contexte peu favorable, les embauches seraient moins dynamiques en 2023 même si elles résisteraient mieux que l’activité. Côté salaires, les augmentations concerneraient 42 % des entreprises, 14 % les voyant même plus importantes qu’en 2022. De plus, les dirigeants s’attendent à une détérioration de la rentabilité de leur entreprise en 2023 : 15 % anticipent une hausse contre 24 % une baisse. L’investissement pâtirait également de cette situation.

Si quelques secteurs comme le tourisme et les transports avaient su tirer leur épingle du jeu en 2022, en bénéficiant d’un effet de rattrapage post-Covid, l’ensemble des secteurs sans exception devraient connaître une activité en berne cette année. Bpifrance constate ainsi une diminution globale du moral des chefs d’entreprise, réalistes face à l’ensemble des vents contraires qui s’accumulent, sans pour autant que ces derniers ne surréagissent et ne cèdent à la panique.

 

Toutes touchées, toutes concernées… mais pas de la même manière

 

Toutes les TPE-PME ne sont pas exposées avec la même intensité aux évolutions du prix de l’énergie à court terme. Ainsi, 54 % des TPE-PME consommatrices d’électricité seraient protégées à horizon 2023 des fortes fluctuations des prix de marché, grâce à un contrat indexé sur le tarif réglementé ou à prix fixe avec renouvellement après 2023. Les entreprises industrielles apparaissent plus vulnérables aux hausses de prix de l’énergie, elles sont en proportion plus nombreuses à devoir renouveler leur contrat d’électricité à prix fixe avant fin 2023 ou à avoir un contrat indexé sur le prix de marché.

Bpifrance rappelle également qu’une trop forte hausse de la facture énergétique pourrait entraver les projets des TPE-PME. Celles-ci sont toutefois en grande majorité dans l’incertitude quant au seuil de prix qui déclencherait de telles décisions : 63 % ne savent pas à partir de quel prix de l’électricité leurs projets d’investissement seraient suspendus. Ce chiffre grimpe à 66 % s’agissant du seuil déclenchant une réduction de l’activité et 78 % une cessation.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article