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Le Haut Conseil de stabilité financière lâche - un peu - la bride du crédit immobilier

Macro-économie / Taux / HCSF

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HCSF

Le Haut Conseil de stabilité financière lâche - un peu - la bride du crédit immobilier

L’autorité macroprudentielle qui réunit, entre autres, le ministère de l'Économie et la Banque de France, a décidé d’effectuer un ajustement de ses recommandations concernant l'octroi de crédits immobiliers. Recommandations qui avaient été durcies, il y a un an, en vue de limiter le surendettement des ménages.
Bruno Le Maire
Bruno Le Maire

Les professionnels de l'immobilier ne cachent pas leur enthousiasme. Tandis qu’ils n'ont cessé ces derniers mois de pester contre les recommandations (datant de l’an passé) du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), ce dernier vient d’annoncer un ajustement de ses recommandations concernant les conditions d’octroi de crédits immobilier. Un ajustement que le HCSF a décidé à l’unanimité (huit membres le composent).

Concrètement, si le HCSF maintient la règle du "25 ans maximum" concernant la durée d’endettement il permet d'y déroger via un différé de 2 ans, en ce sens que, "les différés d’amortissement dans une limite de 2 ans seront pris en compte pour intégrer les spécificités de certaines opérations, notamment les ventes en l’état futur d’achèvement (VEFA) et les contrats de construction de maisons individuelles", précise le HCSF. Par ailleurs, le taux maximum d'endettement (le fameux taux d’effort) sera porté à 35 % contre 33 % précédemment, et le volume de dérogation à ces règles passera de 15 % à 20 % de l'ensemble des crédits octroyés.

Ces latitudes offertes au secteur financier bénéficieront en particulier aux "primo-accédants" et permettront de "garantir le dynamisme du marché immobilier", a avancé Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, en précisant que le durcissement de l’an passé avait rempli son rôle. Il en veut pour preuve que la part des crédits aboutissant à un taux d'endettement supérieur à 33 % et celle des crédits dont la maturité était supérieure à 25 ans ont diminué de respectivement 7 et 4 points de pourcentage cette année. Faisant partie des huit membres siégeant au HSCF, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré pour sa part que cet ajustement était une décision "équilibrée et efficace" et a ajouté que, "cela garantit, pour la durée, un financement sain du crédit immobilier".

Au sein des professionnels du secteur, on ne boude pas son plaisir. Interrogé par l'AFP, Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), a évoqué "un très bon signal" et "une réalité de terrain prise en compte", même si le relèvement du taux d'endettement à 35 % aurait pu être placé encore un peu plus haut, selon lui. CAFPI, lui, leader du marché des courtiers en crédits, explique être, "d’ores et déjà certain du bénéfice de l’assouplissement de ces mesures sur le moral et la confiance des Français qui s’inquiétaient de plus en plus sur la faisabilité de leur projet".

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