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prudente; hexagone; stabilité

Macro-économie / Taux / Haut Conseil de Stabilité financière / HCSF / Ratio

Macro-économie / Taux
Haut Conseil de Stabilité financière / HCSF / Ratio

Les banques françaises parées au pire / L'écosystème français continue à largement satisfaire les exigences prudentielles et ce malgré la crise

Le dernier rapport annuel du Haut Conseil de stabilité financière salue le respect des exigences prudentielles par les banques hexagonales. Le ratio de solvabilité CET1 des six plus grands groupes bancaires français est passé de 15,5 % à 15,7 %, entre 2020 et 2021. Dans le même temps, leur ratio de levier a diminué, passant de 5,6 % à 5,4 %.
Quartier d'affaires La Défense. Laurent GRANDGUILLOT/REA
Quartier d'affaires La Défense. Laurent GRANDGUILLOT/REA

"Les banques françaises restent ainsi à des niveaux de fonds propres et de liquidité élevés, bien au-dessus des exigences réglementaires", souligne le Haut Conseil de Stabilité financière (HCSF), qui reste rassurant pour le secteur et ce malgré la crise actuelle. Il faut dire que la quantité des actifs liquides de haute qualité placée en réserve auprès de la banque centrale a largement augmenté. De bonnes nouvelles alors que les conséquences du conflit ukrainien vont commencer à se faire plus nombreuses. En effet, "leur exposition directe au conflit est limitée mais la dégradation de l’environnement macroéconomique réduit leurs perspectives de profit à court terme", prévient le HSCF.

Un écueil qu'il espère voir franchir grâce à "la hausse des taux d’intérêt qui contribuera au redressement de leurs marges nettes d’intermédiation que l’environnement de taux d’intérêt très bas de ces dernières années avait mises sous pression".


Le temps de la prudence

 

Des temps difficiles à venir, qui font qu’après " la crise liée à la pandémie de Covid-19 qui avait justifié son relâchement, le HCSF a considéré que la conjoncture et le niveau des risques justifiaient une normalisation du coussin contra-cyclique au moins à son niveau d’avant crise". Cette décision prise en mars, doit donner aux banques françaises le moyen de se protéger des turbulences futures. Il a également été "pré-annoncé sa prochaine décision de relever le taux du coussin à 1,0 % à l’occasion de sa réunion de décembre", à la condition expresse que le système bancaire puisse "répondre aux besoins de financement de l’économie s’infléchissait de façon marquée et non anticipée ".

 

L'heure du risque crypto

 

L'heure est venue par ailleurs de se préoccuper davantage du marché des crypto-actifs qui "demeure à ce stade d’une taille relativement limitée (de l’ordre de 1 % de la capitalisation boursière mondiale fin juin 2022) ", mais dont la "croissance est rapide depuis deux ans", souligne le HCSF. Celui-ci croit au caractère révolutionnaire de ces actifs, qui sont "potentiellement porteurs d’une transformation du système financier". Mais le moins qu'on puisse dire est que cette évolution n'est pas vue du meilleur œil. Le HCSF ne nie pas que ces évolutions récentes soient "porteuses d’opportunités – dans leur dimension technologique – mais selon lui "plus certainement de multiples risques, y compris pour la stabilité financière, auxquels les autorités se doivent de répondre".

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