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Macro-économie / Taux / croissance / Banque Mondiale / OCDE / vaccin

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coronavirus Les retards de vaccination menacent la reprise économique mondiale

CORONAVIRUS. Selon une étude d'UBS, au rythme actuel de vaccination, seuls 10,5% de la population mondiale sera vaccinée d'ici la fin de l'année. Les problèmes de retard de livraison et le manque d'anticipation des gouvernements risquent de peser sur le PIB en 2021.
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La France est l’un des pays de l’UE où la campagne de vaccination est la plus en retard. Et malgré les efforts du gouvernement pour rattraper ces mauvais débuts, avec aujourd’hui l’annonce que les doses du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid arriveraient dès cette semaine, le ministre de la santé Olivier Veran risque de ne pas pouvoir tenir sa promesse : le 22 janvier dernier, il s’était engagé à ce que toute la population française soit vaccinée d’ici fin août. Or, selon un outil de suivi détaillé de la vaccination mondiale mis en place par UBS, au 29 janvier, seuls 0,8% des Français avaient reçu une injection, loin derrière la Grande-Bretagne (5% de sa population) ou les États-Unis (3,1%). Au-delà de la polémique liée au manque d’anticipation des pouvoirs publics et à la stratégie d’achats loupée de l’ARS et du gouvernement, la lenteur de la campagne risque également d’avoir un impact sur la reprise économique du pays. Et même sur la reprise mondiale, puisque la France est loin d’être le seul État dans ce cas.

Au rythme actuel de vaccination, seuls 10% de la population globale auront été inoculés d’ici la fin de l’année et 21% seulement à la fin 2022, selon UBS. Actuellement, 10 États seulement dans le monde sont en capacité d’avoir vacciné un tiers de leur population d’ici la fin de l’année : il s’agit d’Israël, des Seychelles, des Émirats arabes unis, de la Serbie, du Royaume-Uni, de l’Islande, du Bahreïn, des États-Unis, de Malte et de la Roumanie. L’UE elle-même, qui visait un objectif de vaccination de 70% de sa population d’ici l’été, n’aura clairement pas atteint son objectif à cette échéance, alors que seuls 2% de sa population ont pour l’instant reçu une injection. Si la présidente de la Commission européenne Ursula van der Leyen a annoncé que le laboratoire AstraZeneca livrerait neuf millions de doses de plus que prévu lors du premier trimestre, soit 40 millions de doses, l'UE se heurte à d'importants problèmes de retard de livraisons depuis le début de la campagne. Ailleurs dans le monde, les deux plus gros pays d’Amérique latin, le Mexique et le Brésil sont également fort en retard dans les vaccinations, avec seulement 0,8% et 0,5% de leurs populations respectives vaccinées.

Or, la perspective d'une vaccination qui serait plus lente qu'anticipé fait partie des principaux risques pour la croissance économique cette année, selon les prévisions des différentes institutions internationales ; ainsi le FMI, qui prévoit une croissance de 5,5 % du PIB pour 2021 a toutefois estimé que beaucoup "dépendrait de l'issue de cette course entre un virus en mutation et des vaccins pour mettre fin à la pandémie". Selon l'OCDE, la baisse de la confiance des ménages liée à l’échec de la vaccination contribuerait à peser à hauteur de 2,75 points par rapport à leur scénario central pour 2021. La Banque mondiale elle, estime que le PIB mondial pourrait être de 2,4 points inférieur à ses prévisions centrales si la vaccination prenait du retard, et que la propagation du virus se poursuivait.

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