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Les foncières françaises en proie aux restrictions infligées aux centres commerciaux

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Les restrictions pénalisent les foncières françaises

La fermeture des grands centres commerciaux est lourde en conséquence pour les foncières françaises : plus de la moitié de leur activité d’immobilier commercial est concernée par les restrictions gouvernementales effectives depuis dimanche. Le secteur a chuté en Bourse hier.
Centre commercial
Centre commercial

Les actions des sociétés d'immobilier commercial faisaient partie des plus fortes baisses du SBF 120 hier lundi : Klépierre a perdu 7,5 % (18,38 euros), tandis que le géant Unibail-Rodamco-Westfield (URW) a terminé en baisse de 4,3 % à 66,50 euros. Les titres des deux autres foncières françaises, Mercialys et Carmila, sont également en recul.

Le secteur de l’immobilier commercial s’était pourtant maintenu lors des annonces du premier ministre vendredi dernier : en complément des mesures de couvre-feu, le gouvernement a pris la décision de fermer les centres commerciaux non alimentaires d’une surface de plus de 20.000 mètres carrés. Mais le verdict est tombé hier : Klépierre a annoncé en milieu de journée évaluer à 88 % la part du portefeuille de l’ensemble du secteur de l’immobilier commercial touchée par les mesures en place depuis ce week-end. Le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) estime à son tour que 47 % des centres commerciaux français sont fermés depuis dimanche, soit 396 sur 835 centres. Ces premières évaluations ont donné aux investisseurs l'occasion de réaliser les lourdes conséquences de cette mesure d’astreinte.

Le coup est d’autant plus difficile à encaisser que des fermetures de galeries commerciales étaient déjà de mise en Italie, au Danemark, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal, en République tchèque, à Barcelone et Oviedo en Espagne, ainsi qu'à Oslo en Norvège, détaille le groupe Klépierre. En tenant compte des restrictions de la France, Klépierre évalue à 70 % la part de ses centres commerciaux, en valeur, concernée par les restrictions imposées dans les différents pays européens.

Mesures compensatoires

Afin de compenser le manque à gagner pour les établissements concernés, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, a annoncé étendre l’éligibilité aux fonds de solidarité à 27.000 commerces. L’aide consiste en un don de 10.000 euros par mois ou une indemnisation qui s’élève à 20 % du chiffre d’affaires de 2019, plafonnée à 200.000 euros par mois. Concernant, les grandes enseignes, celles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 million d’euros, elles disposeront d'un dispositif de prise en charge de 70 % de leurs charges fixes et de 100 % du chômage partiel de leurs salariés. Au vu de l'étendue du mécanisme d'aide aux commerces, les analystes de Invest Securities estiment que les enseignes devraient être à même de payer leurs loyers aux foncières.

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