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Française des jeux / Stéphane Paillez
La Française des jeux, portée par le succès de la loterie en ligne
La Française des jeux (FDJ), le premier opérateur de jeux de hasard français, entré en Bourse à la suite de sa privatisation fin 2019, a su limiter les conséquences des mesures sanitaires sur ses bénéfices. Le groupe a généré un résultat net en hausse par rapport à l’année précédente, à 214 millions d’euros comparée à 202 millions d’euros en 2019 à périmètre constant. Cette hausse est qualifiée de "tout à fait remarquable" par sa présidente directrice générale, étant donné l’impact de la crise sanitaire.
Le groupe a pourtant dû faire face à la fermeture, ou l’accès restreint à ses points de vente d’une part, au quasi-arrêt des événements et compétitions sportives d’autre part, et à l’arrêt pendant trois mois de son jeu Amigo, jugé par la direction incompatible avec les mesures sanitaires liées à la crise. Les mises récoltées par l'opérateur ont par conséquent reculé de 6,8 % sur l’ensemble de l’année, à 16 milliards d’euros, et son chiffre d’affaires s’est finalement établi à 1,92 milliard d’euros, en baisse de 6,3 % en glissement annuel, dans les mêmes proportions que les mises, bien que supérieur au consensus des analystes (1,85 milliard d’euros).
L’accélération des mises digitales
La FDJ a néanmoins été sauvée par une variation positive des mises récoltées au second semestre (+3 %), portée par le succès de la loterie digitale dont les mises ont augmenté de 60 % au cours de l’année et dont le montant a franchi la barre du 1,1 milliard d’euros. La dirigeante Stéphane Pallez fait état d’un gain de deux ans dans le déploiement de la stratégie digitale de la société dans laquelle le groupe investit depuis 5 ans.
L'opérateur a par ailleurs renforcé cette année sa politique de rétention de ses clients en ligne afin de les fidéliser, politique qui a fait ses preuves au second semestre étant donné que l’accès à des points de ventes physique au troisième trimestre n’a pas conduit à un abandon de la part des clients, du canal digital. "Les joueurs sont davantage omni canaux qu’avant la crise" constate la dirigeante, "50 % des joueurs en ligne jouent aussi dans les points de ventes physiques". La FDJ se félicite par ailleurs d’avoir su conserver un réseau de 30 000 points de vente, fidèle à son objectif de conserver un maillage important sur le territoire Français.
Malgré son second semestre encourageant, l’opérateur n’a pas donné de prévisions pour l’année 2021 en raison du "contexte d’incertitude persistant de ce début d’année". La société a annoncé qu’elle devrait être en état de délivrer des prévisions à mi-année. Le groupe proposera par ailleurs lors de son assemblée générale un dividende de 0,90 euro par action au titre de l’exercice 2020, ce qui correspond à une redistribution de 80 % de leur résultat net. Cette annonce et ses bonnes performances sont favorablement accueillies par les investisseurs : son titre était en hausse de plus de 7 % à 40 euros, en début de matinée.
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