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Régulation / Concurrence / Française des jeux / privatisation

Régulation / Concurrence
Française des jeux / privatisation

La loterie nationale aux enchères

La Française des jeux (FDJ) sera sans doute la première entreprise publique privatisée sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Une nouvelle autorité de régulation vient d'être annoncée. 
Paris - France
Paris - France

La privatisation de la Française des Jeux débutera au mois de novembre, a annoncé le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. 

L'État français va donc bel et bien se séparer de la majorité de sa participation dans le deuxième opérateur de loterie européen au chiffre d'affaires qui avoisine les deux milliards d'euros en 2018, affiche une marge à 15,5 % et un résultat opérationnel qui s'établit à 257 millions d'euros, après des records déjà atteints un an plus tôt. Cette année, le premier semestre a été florissant dans tous ses segments d’activité avec une hausse de 7,2 % des mises par rapport à la même période de 2018, soit 8,42 milliards, tandis que le chiffre d’affaires a crû de 5,2 % (à 944 millions)

L'État conservera cependant 20 % des parts, après avoir vendu gracieusement l'autre partie de sa participation (équivalente à 72 % actuellement). Une sorte de poule aux oeufs d'or pour l'État qui pourra continuer de faire voter encore plus de fiscalité pour les produits - jugés dangereux pour la santé publique - de la Française des Jeux. Selon les estimations de Bercy, pour la seule première année, l'État continuera de toucher 3,35 milliards d'euros de recettes fiscales. 

La puissance publique restera solidement ancrée dans la gouvernance du prochain ensemble, d'abord en raison des 20 % que l'État conserve, ensuite parce que le gouvernement a bien l'intention de conserver une mainmise puissante sur un secteur où la régulation est clé, eu égard aux addictions que les jeux de hasard peuvent provoquer. C'est en ce sens que Gérald Darmanin vient d'annoncer la création de l'Autorité nationale des jeux, qui remplacera l'actuelle Arjel, l'autorité de régulation des jeux en ligne. L'idée, c'est bien de lutter contre l'addiction, fixer les prix et les autorisations de jeux mais aussi opérer comme garantie d'une indépendance très importante notamment vis à vis des jeux en ligne. Car le rôle de l'État n'est pas de s'occuper des jeux de tirage mais bien d'en garantir le contrôle.

L'introduction en Bourse, d'envergure, devrait associer les Français qui pourront y participer grâce à des actions gratuites en fonction de la durée de détention des titres. Aux côtés de Verralia, et si l'offre est véritablement finalisée d'ici à la fin de l'année, il pourrait s'agir de l'une des plus grosses IPO signées en 2019. 

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