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Chamailleries autour d'Aéroport de Toulouse
La privatisation de l'Aéroport de Toulouse continue de faire du grabuge, cette fois pour des raisons un peu floues. Contactée par WanSquare, l'Agence des Participations de l'État (APE) elle-même déclare ne pas savoir anticiper ce que les récentes chamailleries juridictionnelles autour de l'Aéroport de Toulouse-Blagnac impliquent.
Retour en arrière. En 2014, l'État décide de vendre ses parts majoritaires de l'Aéroport de Toulouse-Blagnac, un rachat polémique guidé par Emmanuel Macron alors ministre de l'Économie. Pour un montant de 308 millions d'euros, c'est le Chinois Casil Europe qui remporte la partie, et décide en janvier dernier et sur fond d'une gestion vivement critiquée, de revendre (déjà) ses parts, qu'il ne cédera pas pour moins de 450 millions d'euros.
À la mi-avril cette année, la Cour administrative d'appel de Paris décide d'annuler la vente par l'Etat de ses parts à Casil Europe. Soit 5 ans après que la cession a effectivement eu lieu. Elle reproche à l'investisseur chinois de s'être délaissé de SNC Lavalin lors de l'offre finale faite en 2015, alors que les deux entreprises avaient convenu initialement d'y aller ensemble. Si Casil Europe s'est séparé de son partenaire initial, c'est que SNC Lavalin a été radié de la Banque mondiale pour des faits de corruption en Libye entre le dépôt de l'offre initiale et celui de l'offre finale et s'est ainsi retiré de l'opération. La juridiction pinaille sur un détail du cahier des charges des années après la signature du contrat, sans que la décision finale ne puisse avoir d'impact sur la vente en elle-même.
L'APE a réagi mardi dernier et conteste à son tour le raisonnement de la Cour. "L'État considère que le cahier des charges de la privatisation a bien été respecté et qu'un changement de composition d'un consortium était permis. En conséquence, l'État, s'opposant à l'analyse faite par la Cour d'administrative d'appel, a décidé de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État, afin de faire valoir sa position". Il s'agit là de beaucoup de bruit pour pas grand-chose, d'autant plus que cette actualité en cache une autre bien plus intéressante pour la gestion de l'aéroport et de la santé des autres actionnaires, celle du repreneur des parts de capital de Casil Europe.
Orchestrée par la banque Lazard, l'opération est sollicitée par Vinci Airports, Eiffage ainsi que la société de capital investissement Ardian. Le repreneur devra avoir les reins plus solides que Casil Europe pour tenir la première liaison d’Europe avec 9,6 millions de passagers en 2018 et le premier aéroport Business de France.
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