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La dernière perfidie des chinois, actionnaires de l’aéroport de Toulouse
Selon les informations obtenues par WanSquare, il s’est déroulé hier, lors de l’assemblée générale des actionnaires de l’aéroport de Toulouse-Blagnac une scène peu banale. Le principal actionnaire pour encore quelques jours, le groupe chinois Casil, conseillé par la Banque Lazard a demandé contre l’avis des collectivités locales, autres actionnaires importants, la distribution de la totalité du bénéfice de l’année sous forme de dividende. L’enjeu portait donc sur une sortie d’argent de 16,2 millions d’euros, dont la moitié pour les Chinois.
À la grande surprise des autres actionnaires cette résolution a été votée, permettant à Casil d’ajouter 8 millions d’euros à son package de départ. Malgré la coalition des locaux, la résolution sur les dividendes a été votée par les six voix de Casil Europe suivies des deux voix de l'État soit huit voix au total contre seulement sept pour les actionnaires locaux. Casil Europe va donc toucher 8 millions supplémentaires. Un avant-goût de cadeau de Noël qui s'ajoute aux 20,79 millions d'euros de dividendes déjà perçus par l'investisseur asiatique depuis son entrée au capital de l’aéroport de Toulouse.
Les actionnaires minoritaires supposent qu’une consigne a probablement été donnée aux représentants de l’État pour qu’aucun incident diplomatique ne vienne troubler le séjour d’Emmanuel Macron en Chine. L'État et Casil sont en effet liés par un pacte d'actionnaires maintenu secret en vertu duquel les deux représentants de l'État doivent voter systématiquement les résolutions présentées par les actionnaires chinois.
En principe d’ici peu, Casil ne sera plus actionnaire de l’aéroport de Toulouse. Depuis le mois de mai le groupe français de BTP Eiffage a annoncé être entré en négociations exclusives avec les actionnaires chinois qui ont fixé un prix plancher de 440 millions d’euros, conseillés par Lazard, pour ce qu’ils ont acheté 308 millions. Si Eiffage devient propriétaire de la plus grosse partie des parts de la société de l’aéroport, cela laisse intacte la question de fond posée par les quatre actionnaires locaux, CCI, Région, Département et Métropole, celle de la maîtrise publique de la plateforme aéroportuaire. Avec 10,01 % des parts, l’État reste en position d’arbitre. En espérant qu’il joue le jeu de Toulouse plutôt que de Pékin.
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