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Business France / IDE
IDE : la France limite la casse
"C'est vraiment la preuve qu'on a bien résisté à cette crise". Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, voit le verre à moitié plein concernant la baisse de "seulement" 17 % des décisions d'Investissements directs étrangers (IDE) en France. En effet, il faut la comparer avec la dégringolade de 42 % des IDE au niveau mondial. D'après des données publiées par Business France, 1.215 décisions d'investissement ont été prises l'an dernier par des sociétés étrangères, ce qui a permis de créer environ 30.000 emplois et d'en maintenir près de 5.000 autres.
Au niveau sectoriel, la santé est l'un de ceux qui se portent le mieux avec une hausse de 40 % du nombre de projets d'investissements étrangers. Avec la concomitance de la pandémie mondiale, les secteurs liés aux vaccins et aux équipements médicaux ont particulièrement porté à cette croissance. Par ailleurs, Pascal Cagni, président de Business France, a souligné le "dynamisme certain" du secteur des énergies renouvelables qui a progressé de 13 %. À l’inverse, l'hébergement-restauration (-57 %), l'aéronautique (-56 %), le transport et entreposage (-38 %) ont pris de plein fouet la contraction des IDE.
Géographiquement, près de deux tiers (64 %) des IDE proviennent du Vieux continent. Toutefois, les États-Unis demeurent le premier pays en nombre de décisions d'investissement en France avec 17 %, devant l'Allemagne (16,5 %). On trouve ensuite le Royaume-Uni (10 %), l'Italie (8 %) et les Pays-Bas (7 %), ces derniers progressant de 43 % par rapport à 2019.
Rappelons qu’en 2019, l’Hexagone figurait, selon le cabinet EY, au premier rang des pays européens les plus attractifs pour les investisseurs étrangers. Bien décidé à renforcer l'attractivité dont jouit la France, le gouvernement a récemment lancé le projet Team France Invest, afin d'accompagner les investisseurs vers des territoires moins connus que la région parisienne ou les grandes métropoles régionales. Concrètement, Christophe Lecourtier a précisé que des "data rooms" en ligne serviront de "guichet unique" aux investisseurs dans leurs relations avec notamment les agences régionales de développement, les préfectures, la banque publique Bpifrance et Business France.
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