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Macro-économie / Taux / IDE / Monde / Cnuced

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Les investissements directs étrangers ont explosé en 2021

Au niveau mondial, ils ont dépassé d’un tiers leur niveau d’avant-crise. Les économies développées et le secteur des infrastructures en ont particulièrement profité, indique la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.
Chantier de construction à Hambourg - MARCUS BRANDT / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP
Chantier de construction à Hambourg - MARCUS BRANDT / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP

Ils ont enregistré une reprise foudroyante. Les investissements directs étrangers (IDE) mondiaux ont connu une croissance de 77% en 2021 et se sont établis à 1650 milliards de dollars ; ils évoluent ainsi un tiers au-dessus de leur niveau pré-pandémique, selon les données publiées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Ce rebond n’a pas profité également à toutes les économies. "La reprise des flux d'investissement vers les pays en développement est encourageante, mais la stagnation des investissements nouveaux dans les pays les moins avancés (PMA), notamment dans les industries essentielles au développement des capacités de production et des secteurs clés des objectifs de développement durable (ODD) - tels que l'électricité, l'alimentation ou la santé - est une cause majeure de préoccupation", note Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced. Au sein des économies développées, les IDE ont été multipliés par trois sur un an quand ils ont crû de "seulement" 30% dans les économies en développement.

Des disparités existent aussi au niveau sectoriel. Le rapport de l’organisation basée à Genève relève une forte confiance des investisseurs dans les secteurs des infrastructures. Confiance qui serait soutenue par des conditions de financement à long terme favorables, ainsi que par des plans de relance et des programmes d'investissement à l'étranger. "Dans la plupart des secteurs, le financement de projets dans les infrastructures est désormais supérieur aux niveaux pré-pandémiques. Les plus fortes hausses sont à mettre à l’actif des secteurs des énergies renouvelables et de l'immobilier industriel", détaille ainsi la Cnuced.

 A l’inverse, les investissements dans les industries à forte intensité de chaînes de valeur mondiales (CVM) comme l’électronique sont en berne. "Les investissements nouveaux dans le secteur manufacturier et les CVM restent à un faible niveau, pour partie du fait des vagues successives de la pandémie de COVID-19 et de l'escalade des tensions géopolitiques", analyse James Zhan, directeur de la division investissement et entreprise à la Cnuced. 

Les perspectives pour 2022 sont positives, selon la Cnuced. Les aléas baissiers qu'elle a identifiés sont notamment la persistance de goulots d'étranglement au sein des chaînes d'approvisionnement et les pressions inflationnistes.

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