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Atos / premier trimestre

Atos est plombé par ses pauvres performances

Le groupe Atos n'avait déjà pas fière allure depuis que des doutes ont été émis quand à la justesse de ses résultats. Son point trimestriel n'arrange rien, le titre décroche davantage, signant hier la plus forte baisse du CAC 40.
Logo Atos
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Le bilan des trois premiers mois de l’année du spécialiste des services du numérique Atos publié mardi a été mal accueilli par le marché : le titre décrochait de 6 % hier matin à 57,60 euros, la plus forte baisse de l'indice phare, où Atos figure au dernier rang avec une capitalisation boursière de 6,2 milliards d'euros.

Au premier trimestre, son chiffre d’affaires (de 2,69 milliards d'euros) a reculé de 1,9 % en glissement annuel à change constant et de 3,9 % en données publiées, tandis que les analystes s’attendaient à un repli de 0,3 % à change constant. Les analystes de Barclays estiment en outre que le repli des revenus du groupe Atos, qualifié de "significatif", pourrait peser de manière durable sur le titre de la société cotée. Cette baisse, le groupe la doit principalement à son implantation en Amérique du Nord - où son activité a reculé de 9,4 % à 564 millions d'euros - et en Europe centrale, où ses revenus sont en baisse de 8,5 % à 609 millions, en raison notamment des répercussions de la crise.

Le spécialiste de la transformation digitale a malgré tout confirmé ses objectifs financiers annuels, encouragé par la reprise observée dans les pays du sud et du nord de l'Europe. Atos envisage par conséquent une progression comprise entre 3,5 % et 4 % de son chiffre d'affaires et une amélioration comprise entre 40 et 80 points de son taux de marge opérationnelle. Le groupe a aussi saisi l'occasion de la publication de son point d'activité trimestriel pour annoncer trois nouvelles acquisitions, qui s'inscrivent dans son plan "Spring" de changement de son spectre d'activité, pour se tourner davantage vers le numérique, la sécurité et les données. Atos a ainsi l'intention de racheter Processia, spécialiste de la gestion du cycle de vie des produits, Cryptovision, société du domaine de la cryptographie et la cybersécurité, et Ipsotek, champion du edge computing.

Mais les investisseurs ont concentré leur attention sur les mauvaises performances de la société et c'est un coup de plus porté au groupe après celui des annonces du 1er avril de ses commissaires au compte : des erreurs comptables ont été constatées concernant deux entités américaines du groupe qui comptent pour 11 % de son activité, ce qui est inédit pour un groupe de cette envergure. Si bien que le titre a perdu plus de 23 % de sa valeur depuis le début de l'année. Atos a depuis lors lancé une revue exhaustive des comptes des branches concernées, mais aucune annonce n'est à attendre sur ce sujet avant la publication de ses résultats du premier semestre, a prévenu le groupe. Atos s'est cependant voulu rassurant en précisant qu'il n'a "pas identifié d'anomalie qui serait significative pour les comptes consolidés 2020".

 

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