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Lagardère / premier trimestre
Lagardère continue de plonger
Le statut de commandite du groupe Lagardère est en suspens et la Bourse s'agite : le cours s'adjugeait hier de 3,54 % et est à nouveau en hausse ce matin, de 1,11 %, les investisseurs spéculant à propos de l'issue des discussions sur la gouvernance. Si bien que la cote du titre ne reflète pas les performances en forte baisse de l'activité de Lagardère au cours des premiers mois de l'année.
Le chiffre d’affaires a plongé au premier trimestre, toujours en proie aux restrictions de voyage. Il s’établit en dessous du milliard, à 905 millions d’euros, soit 33,5 % de moins que celui d’un an auparavant en données publiées. À périmètre et taux de change constant, la variation de son niveau d’activité est de - 29,8 % : le groupe a pâti, entre les mois de janvier et mars, d’un effet de change négatif de l’ordre de 29 millions d’euros et d’un effet de périmètre négatif de 34 millions d’euros. En effet, la division Lagardère Studio a été cédée au prix de 40 millions d’euros, impact qui a donc été supérieur à celui de l’acquisition de Laurence King Publishing (5 millions d’euros) et d’une autre opération de rachat (1 million d’euros).
Concernant l’évolution détaillée de son activité, le chiffre d’affaires de son métier phare, le "travel retail" (vente dans les lieux de transport), a reculé de 57,6 % à 341 millions d’euros, la forte reprise en Chine (+37,1 %) étant loin de compenser la baisse drastique du trafic aérien dans le reste du monde. Son activité dans cette branche est en diminution de 59,7 % en France, de 63,8 % dans le reste de la zone EMEA, et en repli de 51,6 % en Amérique du Nord.
Son métier d’édition, second pilier du groupe baptisé "Lagardere Publishing" qui compte notamment la marque d'édition Hachette, progresse de 11,6 % à 509 millions d’euros, une hausse que le groupe relie au contexte de confinement qui limite les sorties et favorise la lecture. L’engouement le plus marqué est visible en France (+22,2 %) et au Royaume-Uni (+19,8 %). Mais la tendance haussière des ventes devrait ralentir au fil de la réouverture des établissements de loisir et de culture.
Étant donné le contexte encore incertain, le groupe - qui poursuit ses efforts de maîtrise des coûts et de sa trésorerie selon son communiqué - n’a pas donné de prévisions financières pour 2021.
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