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Netflix ne parvient pas à rassurer ses investisseurs au premier trimestre / Si les indicateurs sont au vert, le chemin du redressement semble encore long
Si "les indicateurs fondamentaux montrent que l'entreprise est en bonne santé, (...) les investisseurs ont besoin d'un peu plus que cela pour dissiper les inquiétudes qui subsistent quant à un ralentissement qui se cacherait dans l'ombre", commente Sophie Lund-Yates, analyste en chef des actions chez Hargreaves Lansdown, à propos des résultats du premier trimestre de 2023 publiés par Netflix.
Plombé par les craintes des investisseurs en dépit d'une publication trimestrielle satisfaisante, le titre du géant du streaming a perdu 2,8 % dans les échanges d'après-Bourse à Wall Street mardi soir. Une chute qui s'est poursuivie lors de la séance d'hier : l'action a reculé de 5 % dès l'ouverture et a clôturé sur une perte de 3,17 %.
Pourtant, Netflix n'a pas à rougir de l'état de son activité. Son chiffre d'affaires a atteint près 8,2 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l'année, en croissance de 3,7 % sur un an. Un montant conforme aux anticipations de la société, qui reflète, entre autres, la progression enregistrée de 4 % du revenu moyen par abonné (ARM). Une bonne nouvelle, alors que la mise en place à la fin de l'année 2022 d'une nouvelle offre moins onéreuse que le forfait classique laissait planer des doutes quant à l'évolution de cet indicateur. La stratégie choisie visait à attirer de nouveaux utilisateurs pour faire face à la baisse du nombre d'abonnés. Bien qu'efficace - Netflix a gagné 1,75 million abonnés au cours du premier trimestre -, cette stratégie n'a pas permis d'attirer autant de monde qu'espéré par les analystes, qui attendaient entre 2,1 et 2,3 millions d'abonnés supplémentaires sur le trimestre.
Moins d'investissements
Le free cash-flow a, quant à lui, atteint 2,1 milliards de dollars. Une nette augmentation des liquidités, puisque le flux de trésorerie du premier trimestre est supérieur à celui qui avait été généré sur l'ensemble de l'année 2022. Mais cette croissance peut être mise en lien avec de moindres investissements, les dépenses en nouveaux contenus s'étant élevées à 2,5 milliards de dollars, contre 3,6 milliards de dollars l'année précédente.
Et si Sophie Lund-Yates admet que "les sommes que Netflix consacre au contenu original le distinguent de ses concurrents", elle souligne néanmoins que "les nouvelles mesures de répression contre le partage de compte pourraient laisser des traces dans l'engagement, car les gens se désabonnent et ne parviennent pas à être fidélisés". Pour l'analyste, "les investisseurs ne sont pas insensibles au fait que la tâche qui attend Netflix est immense. Il lui faut courir vite tout en grappillant du terrain à ses concurrents les plus proches et il n'a guère de temps pour se reposer".
La société aborde la suite de l'année avec sérénité. Elle estime être en bonne voie pour atteindre ses objectifs annuels et anticipe un chiffre d'affaires de 8,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre (ce qui correspondrait à une croissance de 3,4 %). L'enthousiasme de la direction, qui s'est déclarée satisfaite des résultats, ne se sera en tout cas pas diffusé sur les marchés financiers. Alors que la publication des résultats annuels 2022 avait rassuré les actionnaires du groupe, peut-être s'attendaient-ils à des prévisions plus ambitieuses ou à une plus forte progression des résultats pour s'assurer du rebond de la firme californienne ?
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