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Entreprises / Actions / Hermès / troisième trimestre

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Hermès / troisième trimestre

Hermès confirme la résistance du luxe

Le prestigieux sellier continue de vendre ses foulards, trop haut placé pour continuer de subir les conséquences de la crise qui s’abat sur le reste de l’industrie.
Hermès - luxe - cadeau
Hermès - luxe - cadeau

Le groupe Hermès a révélé ses revenus au titre des trois premiers mois de l’année. Tandis que les mesures de confinement battent leur plein en Europe, son niveau d’activité dans le monde est en hausse de 33 % en données comparables par rapport à 2019. Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 2 084 millions d’euros, bien au-dessus du consensus qui s’établissait à 1 862 millions d’euros, une performance qui confirme "la dynamique exceptionnelle de la marque" selon les analystes de la banque suisse UBS.

Cette franche réussite, le groupe de luxe la doit au niveau remarquable de ses ventes en Asie, en hausse de 86 % en glissement annuel, la Chine en tête, ainsi qu’au retour de la demande en Amérique (+23 %) et à la relative résistance du Vieux Continent hors France (-1 %). Un analyste de Citigroup, Thomas Chauvet, fait valoir que les plans de soutien à l’économie en Europe et aux États-Unis expliquent la hausse de la confiance des consommateurs, et donc la hausse de leurs achats.

En outre, tandis que les analystes prévoyaient un affaiblissement des ventes compte tenu de la chute de la demande en provenance du tourisme il n’en est rien, car elle s’est reportée sur le marché domestique comme en témoignent les ventes d'Hermès en Asie hors Japon, en hausse de 94 %. Finalement, la crise aura révélé que le champion du luxe est maintenant suffisamment implanté à l'international de sorte qu'il ne dépend ni de la bonne marche de son marché d'origine, la France, ni du tourisme.

Autre motif de satisfaction pour Hermès : aucun des métiers n’est laissé pour compte. Les divisions "Vêtements et accessoire" (+51 %), "Horlogerie" (+97 %) et "Autres métiers Hermès" (+92,8 %) sont celles qui connaissent les plus fortes progressions. Suivent par ordre décroissant ses ventes de vêtements et accessoires (+51 %), de foulards ou "Soie et textiles" (+34 %) et de produits de beauté et parfums (+21 %).

 

La victoire du luxe

 

Le titre Hermès s’adjugeait 2,6 % à 1 053 euros hier matin à l’instar de celui de ses homologues : celui de LVMH s’appréciait de 1,7 % et celui de Kering de 1,1 %, car la publication des performances du groupe vient confirmer le rattrapage observé chez les deux autres grands du secteur. LVMH - dont les marques phares sont Louis Vuitton, Dior, Dom Pérignon - a révélé la semaine dernière un chiffre d’affaires sur la même période en hausse de 8 % par rapport à 2019, à 14 milliards d’euros de ventes, et Kering - dont les marques phares sont Gucci, Saint Laurent, Boucheron - a révélé ce mardi des ventes en hausse de 5,5 % à 3,89 milliards d’euros. La croissance des activités du groupe Hermès, qui dépasse celle de la moyenne du secteur, confirme la sortie de crise du secteur du luxe français. Par ailleurs Hermès est devenue hier la troisième capitalisation de la Bourse de Paris en détrônant Sanofi.

 

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