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Macro-économie / Taux / PIB / croissance / troisième trimestre / France / Consommation des ménages

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PIB / croissance / troisième trimestre / France / Consommation des ménages

France : la croissance apprécie le ralentissement de l’inflation / La consommation des ménages signe son retour

Si la progression de l’activité économique hexagonale a nettement ralenti cet été, elle le doit seulement au commerce extérieur. Ses fondamentaux que sont la consommation et l’investissement, eux, affichent des performances record depuis un an.
David GANNON / AFP
David GANNON / AFP

La croissance française ralentit mais il semble que cela soit moins inquiétant qu’il n’y paraît. Entre juillet et septembre, l’augmentation du Produit intérieur brut (PIB) en volume s’est élevée à 0,1 % par rapport au trimestre précédent où elle s’était affichée à 0,6 %, d’après les données publiées par l’Insee. Contrairement au printemps dernier, le commerce extérieur a cette fois-ci contrarié la progression de l’activité économique hexagonale.

Dans un contexte de ralentissement économique mondial, les exportations (-1,4 %) ont décru plus vite que les importations (-0,5 %). De sorte que les exportations nettes contribuent négativement à hauteur de -0,3 point à la croissance du PIB de ce trimestre. Et là encore à l’inverse du deuxième trimestre, c’est la demande interne qui est venue au secours de la croissance. La consommation des ménages accélère au troisième trimestre 2023 (+0,7 % après 0,0 %) sous l’effet du rebond des achats de biens par les ménages (+0,8 % après -0,6 %). "En particulier, la consommation alimentaire repart à la hausse (+0,7 %)", souligne l’Insee.

Il faut dire que la hausse des prix à la consommation se fait moins vive de mois en mois (elle atteignait 5,9 % l’an en avril contre 4,9 % en septembre) quand, en face, la croissance des salaires nominaux s’est accélérée, ce qui s’est récemment traduit par une augmentation des salaires réels. "Nous sortons de la crise inflationniste", a déclaré, ce matin, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, en réaction au chiffre de 4 % atteint par l’inflation annuelle en octobre (c’est un plus bas depuis février 2022).

En outre, malgré le durcissement des conditions de financement auxquelles elles font face, lié à la politique monétaire de la Banque centrale européenne, les entreprises non financières sont loin de lever le pied en matière d’investissement (dans l’ensemble, elles s’endettaient au taux de 4,4 % en août 2023, soit un bond de 250 points de base en un an). En effet, leur formation brute de capital fixe (FBCF) a connu une augmentation de 1,5 % au troisième trimestre, un chiffre record depuis un an. Si bien que la demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à la croissance du PIB à hauteur de +0,7 point, rapporte l’Insee.

A l’issue de l’été, l’acquis de croissance s’affiche à 0,9 %, ce qui veut dire que si l’activité économique se stabilise à son niveau du troisième trimestre, la croissance du PIB en 2023 sera de 0,9 %. Pour mémoire, le gouvernement vise une croissance de 1 % pour cette année. En vue de l’atteindre, il faudrait que le PIB augmente de 0,3 % au minimum. Or, "les premiers indicateurs publiés pour le quatrième trimestre sont faibles et laissent penser que l’économie française risque de continuer à ralentir en fin d’année 2023", anticipe Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, qui juge "très peu probable d’assister à un rebond au cours du quatrième trimestre".

Pour ne citer que cet indicateur avancé, le climat des affaires mesuré par l’Insee s’est établi, en octobre, à 98 points, soit en-dessous de sa moyenne de long terme (100 points), contre 100,3 points en septembre ; il s’agit d’un plancher depuis le premier semestre 2021 alors que le troisième confinement était en place. Et tous les secteurs d’activité participent de cette baisse.

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