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Ce que la crise a changé chez le consommateur américain

Macro-économie / Taux / Consommation des ménages / Investissements / Epargne / Dette / américains

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Consommation des ménages / Investissements / Epargne / Dette / américains

Ce que la crise a changé chez le consommateur américain

La crise actuelle et les mesures sanitaires et économiques ont vraisemblablement modifié les comportements des consommateurs américains. De l’épargne à l’endettement en passant par l’immobilier, les tendances changent.
Wall Street - New York - banques - Etats-Unis
Wall Street - New York - banques - Etats-Unis

Si la crise économique que nous vivons ne cesse de remplir l’actualité de mauvais chiffres, l’étude Mirabaud sur le consommateur américain ne peut que surprendre. Les mesures de relances budgétaires et monétaires sans précédent et menées en un temps record par les autorités ont été plus qu’efficaces sur les consommateurs. Avec l’idée que le consommateur américain est le "nerf de la guerre de la première économie mondiale", l'anticipation de son comportement est essentielle. En effet, la consommation américaine représente plus de 70 % de la croissance du PIB. Cette même consommation est notamment partie prenante au rebond tant espéré par les analystes pour la fin d’année, après un deuxième trimestre noir

Les données trimestrielles publiées par la Réserve fédérale de New York annoncent pour le deuxième trimestre un recul de l’endettement des ménages : une première depuis 2014. La balance totale des dettes était de 14,27 billions de dollars au deuxième trimestre 2020 tandis qu’elle était de 14,30 billions au premier trimestre 2020. Si cette baisse reste mesurée, l’auteur précise que "le fait que les consommateurs aient pu redresser leur bilan au milieu d'un taux de chômage à deux chiffres et de la pire croissance trimestrielle du PIB américain depuis la Grande Dépression aurait été inconcevable lors des récessions précédentes". Par ailleurs, le taux de défaillance concernant la dette des ménages lui aussi diminué́, de plus de 1 % par rapport à 2019, soit le plus faible niveau depuis 2003. 

Côté épargne, le taux est aujourd’hui à 19,5%, après avoir été à 35% le mois précédent : du jamais vu dans l’histoire américaine - la mentalité américaine étant plus tournée vers la dépense. Si cette épargne a fortement joué sur la dureté de ce premier semestre (baisse de consommation), elle favorisera le rebond tant espéré, ainsi que les investissements de demain et donc les emplois d’après-demain.

L’investissement dans l’immobilier a lui aussi réagi bien différemment des précédentes crises. En effet, ce marché ne s’est pas effondré, puisque l’offre et la demande se sont ajustées presque de manière coordonnée : parallèlement à la baisse de la demande, nombre de propriétaires ont préféré retirer leurs biens de la vente en attendant que passe la tempête. On a cependant observé une autre forme d’investissement en hausse chez les ménages, entre autres favorisé par le confinement : la Bourse. "Chez TD Ameritrade par exemple, les souscriptions ont été́ largement plus enlevées au deuxième trimestre (661.000) qu’au premier (608.000). Le courtier en ligne qui vient de se faire racheter par Charles Schwab a aussi fait état d'une moyenne quotidienne record de 3,4 millions de transactions, soit plus de quatre fois les niveaux de l'année dernière et 62 % de plus que le trimestre précèdent " explique l’auteur. 

Ces comportements changeants, tant au niveau de l’épargne et de la dette qu’au niveau de l’investissement, pourraient vite faire volte-face : "ce constat pourrait changer si la Maison Blanche et le Congrès ne s’accordaient pas sur une aide supplémentaire aux entreprises et si une deuxième vague de coronavirus devait arriver ". 

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