WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
l'épargne des français augmente et consommation faible

Macro-économie / Taux / Epargne / consommation / Caisses des Dépôts / croissance

Macro-économie / Taux
Epargne / consommation / Caisses des Dépôts / croissance

La passion des Français pour l'épargne

Malgré les 17 milliards d’euros injectés durant la crise des gilets jaunes pour relancer la consommation, les gains de pouvoir d’achat des ménages se sont logés dans des livrets d'épargne.
Livret A - illustration épargne - euros
Livret A - illustration épargne - euros

Au grand dam du gouvernement, les gains de pouvoir d’achat des ménages ont majoritairement été épargnés en 2018. Rien de bien étonnant pour l'Hexagone qui entretient une relation historique passionnelle avec l'épargne. Sur les vingt dernières années, le taux d'épargne moyen en France s'établit à 15 %, bien au-dessus des 11 % de la zone euro ou des 10 % des États-Unis.

Les produits d’épargne réglementée ont augmenté de 2,5 % pour atteindre 751 milliards d’euros en 2018, selon le dixième rapport annuel de l’Observatoire de l’épargne réglementée publié hier. Les Français affichent leur préférence pour le livret A dont les flux collectés se sont accrus de 11 milliards d’euros, suivi du livret de développement durable et solidaire (LDDS) en hausse de 3 milliards d’euros. À eux deux, ils totalisent 50 % de l’épargne réglementée.

L'Élysée doit être bien déçue, elle qui comptait sur les 17 milliards d’euros injectés durant la crise des Gilets jaunes pour relancer la consommation et stimuler la croissance. Que les Français épargnent massivement c'est une chose, mais que même la tranche de la population la plus modeste qui lutte à terminer convenablement les fins de mois, épargne la quasi totalité de ce surplus de revenu, est étonnant.

Ce comportement témoigne d’un cruel manque de confiance en l’avenir. D'autant plus qu'ils y perdent. Les Français placent leur argent sur des produits réglementées, de type livret A, LDDS, au taux annuel de 0,75 % quand l'inflation s'établit, elle, à 1,8 %. Les ménages acceptent de ce fait de perdre 1,05 point de pourcentage sur la valeur de leur épargne, au nom de la protection de leur capital.

Cette consommation atone plombe le potentiel de croissance en France, un phénomène bien heureusement atténué par l'utilisation faites des dépôts. En 2018, 235 milliards d’euros centralisés par la Caisse des dépôts sont allés au financement de l'aménagement urbain et des politiques de la ville, un chiffre en hausse de 3,4 % sur un an. De plus, 182 milliards d’euros de livrets réglementés non centralisés ont été investis dans l'économie réelle. L’encours de crédits accordés aux PME a par exemple progressé de 9 %. Elles bénéficient toujours d'un environnement de taux bas, qui favorise la rentabilité de leurs investissements par rapport à leurs concurrentes européennes.

 

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article