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Des Français transformés en fourmis

Macro-économie / Taux / épargne salariale / Banque de France / Consommation des ménages

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épargne salariale / Banque de France / Consommation des ménages

Des Français transformés en fourmis

Que ce soit du côté des sociétés non financières ou de celui des ménages, la Banque de France nous montre que la pandémie a eu pour effet de ralentir l’endettement ou la consommation au profit d’une épargne en augmentation constante. Ce qui rend la reprise d’autant plus ardue. 
Euros - pièces - monnaie - épargne
Euros - pièces - monnaie - épargne

La pandémie aura eu un véritable impact sur le comportement des sociétés non financières et sur celui des ménages français. Dans l'ensemble, l'heure est à l'épargne, les entreprises restant frileuses lorsqu'il s'agit d'investir, et les ménages français préférant garder un matelas de sécurité plutôt que de se jeter à corps perdu dans une consommation qu'il ont ralentie durant le confinement. 

Les entreprises non financières, nous apprend la Banque de France, ont continué à souscrire à des crédits bancaires, à un rythme bien supérieur à la période janvier 2017-février 2020, puisque le flux net de crédits était de +15,1 milliards en juillet et +28,9 milliards en mai contre une moyenne de +4,1 milliards d’euros auparavant. Les crédits d’investissement augmentent toutefois bien moins que les crédits de trésorerie, ce qui témoigne de la prudence des entreprises et de leurs réticences à investir de manière massive. Ces dernières préfèrent, vraisemblablement, se prémunir contre un manque de trésorerie, dans un contexte financier français qui les a poussées à emprunter pour cette raison pendant la crise, à l'image des aides PGE mises en place (prêts garantis par l’Etat).

Du côté des ménages, on observe la même réticence à s’engager dans des dépenses trop importantes. La consommation a beaucoup ralenti lors du confinement et dans le même temps l’épargne a bondi. Si, comme dans les entreprises, les dépôts bancaires des particuliers ont ralenti en juillet (+15,8 milliards) par rapport à juin (+17,1 milliards) et à mai (+19,6 milliards d’euros), le rythme reste, comme pour les entreprises, très au-dessus de la moyenne pré-covid, qui s’établissait à +5,9 milliards d’euros. Chez les particuliers comme dans les sociétés, donc, on assiste à un changement de comportement, avec une frilosité quand il s’agit de dépenser et une volonté d’assurer ses arrières, grâce à des dépôts bancaires plus importants, ce qui est compréhensible dans une économie en sous-régime. 

A l’heure de la lente reprise économique, l’activité est marquée par un effet de rattrapage, notamment dans le secteur immobilier, toutefois l’épargne reste massive : chez les ménages, depuis mars 2020, elle a atteint 85,6 milliards d’euros en juillet 2020 en cumulé. Une somme qui justifie l’appel de Jean Castex, lors de sa description du plan de relance, à débloquer la consommation des ménages. 

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