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La consommation française évolue - presque - à son niveau normal

Macro-économie / Taux / INSEE / Consommation des ménages / PIB / croissance / prévision

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INSEE / Consommation des ménages / PIB / croissance / prévision

La consommation française évolue - presque - à son niveau normal

C’est l’un des constats établis par l’Insee dans son point de conjoncture paru ce matin. L’activité économique, elle, évolue toujours significativement en dessous de son niveau normal.
Paris - France - Tour Eiffel
Paris - France - Tour Eiffel

Cela va faire près de deux mois que l’économie française a repris vie. En effet, après avoir connu une dégringolade impressionnante de son activité lors du mois d’avril lorsqu'elle évoluait 30% en dessous de son niveau normal, elle remonte la pente. De fait, au mois de mai, l’Insee estimait que l’activité économique hexagonale n’évoluait plus "que" 22% en dessous de son niveau normal. Ce matin, avec la publication de son point de conjoncture, elle a fait connaître ses estimations pour le mois de juin. Il en ressort que, selon l’Insee, la perte d’activité économique serait de 12%.

Dans le détail, c’est la construction qui a plus progressé puisque sa perte d’activité économique s’est vue réduite de moitié par rapport à avril (-31 % en juin contre -61 % en avril) et elle contribue pour -1,7 points de pourcentage à la chute de l’activité économique.

Sans surprise, ce sont les services principalement marchands qui expliquent en grande partie la perte d’activité économique dont la France souffre encore. De fait, bien qu’en nette amélioration (9 points de pourcentage supplémentaires par rapport au mois de mai), ils évoluent 13% en dessous de leur niveau normal et contribuent donc pour -7,3 points de pourcentage à la perte d’activité économique. En leur sein, c’est le transport et l’entreposage (28% en dessous de leur niveau normal) ainsi que l’hébergement et restauration (20% en dessous de leur niveau normal) qui sont les plus touchés.

Quant à l’industrie, la perte d’activité ne serait plus "que" de 14 %, soit deux fois moins que pendant le plus fort du confinement en avril. C’est la fabrication de matériels de transport qui apparaît la plus affectée, puisqu’évoluant 41% en dessous de son niveau normal, contre 67% en avril.

D'autre part, alors qu'elle avait subi des pertes de même ampleur que l'activité économique durant le mois d'avril (elle avait perdu près d'un tiers de son niveau normal), la consommation des ménages a rebondi beaucoup plus fortement. Selon les derniers chiffres de l'Insee, elle évoluerait désormais "seulement" 3% en dessous de son niveau normal. C'est le secteur des transports et de l'entreposage qui connaît la consommation la plus dégradée (43% en dessous de son niveau normal). Toujours dans les services marchands, la consommation liée à l'hébergement et restauration demeure 20% en dessous de son niveau normal bien qu'ayant gagné 47 points de pourcentage sur un mois. À l’inverse, certains secteurs évoluent bien au-dessus de leur niveau normal comme celui de la fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines (23% au dessus).

L'Insee a profité de ce point de conjoncture pour communiquer sa première prévision de croissance pour l'année 2020. Selon l'institut statistique, la France devrait voir son Produit intérieur brut (PIB) reculer de 9% en 2020, un chiffre plutôt proche de celui de la Banque de France qui escompte une chute de 10,3%. Concrètement, après sa baisse de 5,3% lors du premier trimestre, et l'effondrement attendu de 17% au deuxième trimestre, le PIB devrait croître de 19% au troisième trimestre puis de 3% au quatrième, selon l'Insee.

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