Macro-économie / Taux / Allemagne / IFO / prévision / Covid
Macro-économie / Taux
Allemagne / IFO / prévision / Covid
L’Allemagne fait mieux que prévu mais…
"Le niveau d’incertitude entourant nos prévisions est gigantesque car personne ne sait comment la pandémie de coronavirus va évoluer, qu’il y ait un hard Brexit ou que la guerre commerciale soit résolue". Tels sont les mots de Timo Wollmershäuser, le chef économiste de l’institut de recherche économique allemand Ifo. Des prévisions de croissance peu aisées donc, mais que l’institut allemand prend le parti d’estimer moins catastrophiques que celles présentées par plusieurs organismes internationaux il y a quelques mois de cela.
Si le Produit intérieur brut (PIB) en volume de l’Allemagne a décru de 2 % au premier trimestre 2020, et a chuté de près de 10 % au deuxième il devrait fortement augmenter au troisième trimestre : de 6,6 % selon l’Ifo. Sur l’année, l’institut allemand prévoit que le PIB devrait baisser de 5,2 % avant de rebondir de 5,1 % en 2021 et de retrouver un rythme de croissance presque normal à 1,7 % en 2022. "Compte tenu du rythme supposé de la reprise, le produit intérieur brut n'atteindra pas son niveau d'avant la crise avant le quatrième trimestre de 2021", décrypte l’Ifo. Évidemment, du côté de l’emploi ces performances de croissance vont s’en ressentir. En 2020, le niveau de l’emploi devrait décroître de 350 000 et le taux de chômage augmenter de 0,9 point pour atteindre 5,9 %. Ce dernier devrait refluer vers 5,5 % en 2022 et les créations nettes d’emplois s’élever à 400 000 sur la période 2021-2022. Au total, en 2022, le nombre de chômeurs sera supérieur de 253 000 au niveau de 2019.
L’économie allemande devrait se montrer significativement plus résiliente que les autres économies européennes dans cette crise. Deux raisons expliquent cela, selon l’Ifo. D’une part, l’Allemagne a contraint sa population à un confinement beaucoup moins draconien que celui de la France, de l'Italie ou encore de l’Espagne. D’autre part, cette crise économique, à travers les mesures de restriction mises en place par les gouvernements, a sévèrement plus affecté le secteur des services que celui de l’industrie, or le poids de cette dernière est bien plus important dans l’économie outre-Rhin qu'au sein de celles de ses concurrents.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

