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Macro-économie / Taux / Allemagne / PIB / IFO

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Allemagne / PIB / IFO

Les entreprises allemandes commencent à se faire du mouron

Pour la première fois depuis le déconfinement, le climat des affaires de la première économie de la zone euro s’est détérioré. En cause ? Les anticipations à six mois des entreprises.
Berlin - Allemagne
Berlin - Allemagne

Si elle résiste mieux que les autres économies majeures de la zone euro grâce à l’importance de son secteur manufacturier, l’Allemagne ne demeure pas insensible aux évolutions de la crise sanitaire. En effet, alors que l’Europe connaît une deuxième vague pandémique, l’Allemagne a commencé à mettre en place des mesures de restriction. Comme un symbole, Francfort a renoncé à son traditionnel marché de Noël, tandis qu’un canton alpin du sud, en Bavière, autour de Berchtesgaden, s'est vu imposer un quasi-confinement.

Dans un tel climat, “les entrepreneurs allemands sont beaucoup plus sceptiques concernant les perspectives des prochains mois. Compte tenu du nombre croissant de contaminations par le coronavirus, ils sont plus inquiets”, a déclaré le président de l’Ifo, Clemens Fuest. Dans sa dernière étude mensuelle menée auprès de 9 000 entreprises allemandes, l’Ifo rapporte que le moral des entrepreneurs allemands s’est dégradé en octobre, ce pour la première fois depuis le déconfinement. De fait, après cinq mois consécutifs d’amélioration, l’indice mesurant le climat des affaires est retombé à 92,7 ce mois-ci, contre 93,2 en septembre, alors que le consensus anticipait un recul à 93. Si l’indice mesurant le jugement des chefs d’entreprise interrogés sur la situation actuelle est remonté à 90,3 après 89,2 en septembre, celui des anticipations a reculé à 95 après 97,4.

"Dans l'ensemble, les résultats négatifs de l'Ifo d'aujourd'hui [hier, ndlr] montrent que le principal moteur de la reprise dans la zone euro s'essouffle lui aussi. Cela assombrit encore davantage les perspectives des Dix-neuf, déjà fortement remises en cause par la détérioration rapide de la situation sanitaire", indique Daniela Ordonez, économiste chez Oxford Economics.

Vendredi sera connu le PIB allemand pour le troisième trimestre : le rebond devrait atteindre 7,5 % par rapport au trimestre précédent, selon Andrew Kenningham, chef économiste Europe chez Capital Economics. Ce dernier ajoute que "cela le laisserait près de 5 % en dessous de son niveau de l'année précédente. La croissance économique sera beaucoup plus lente au quatrième trimestre ; l'Ifo est compatible avec une baisse du PIB de 2% en glissement annuel mais nous pensons que la baisse sera plus importante".

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