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Stellantis / PSA / FCA

Stellantis tient bon face à la pénurie

Si le nouvel ensemble Stellantis - fruit de la fusion entre PSA et FCA – peut se targuer de la hausse de ses ventes, cette croissance demeure limitée par une pénurie de puces électroniques qui dure.
Stellantis
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Le groupe Stellantis né de la fusion entre Peugeot et Fiat-Chrysler, publie pour la première fois des indicateurs d’activité communs aux deux anciens constructeurs automobiles, signe que la fusion de PSA et FCA est maintenant achevée. Étant donné que ce rapprochement est intervenu le 17 janvier 2021, les indicateurs d'activités délivrés pour ce trimestre sont comparés à ce que les indicateurs du premier trimestre 2020 auraient été si la fusion avait eu lieu au 1er janvier 2020.

Fort de ce rapprochement, le nouveau constructeur automobile est devenu premier Européen en termes de ventes si l’on inclut les véhicules particuliers et utilitaires : Stellantis a vendu au cours du premier trimestre 1,57 million de véhicules - un chiffre en hausse de 11 % qui témoigne de la reprise de la demande de la part des consommateurs. Le groupe réalise ainsi sur la période un chiffre d'affaires de 37 milliards d'euros, - qui se situe dans le haut de la fourchette du consensus des analystes - en progression de 14 % car ses activités un an auparavant avaient été freinées par les premières mesures de confinement liées à la pandémie. Dans le sillage de ces annonces, son titre s’adjugeait 2,73 % sur la Place de Paris et 2,94 % sur celle de Milan à 10 heures hier matin.

Cette croissance est cependant "en retard sur la reprise des ventes mondiales de véhicules légers, qui est d’environ 22 %" selon l’analyste de l’agence Moody’s Matthias Heck. Cette sous-performance comparée au marché s'explique en partie par la relativement faible exposition du groupe à la Chine selon l'expert de Moody's, Stellantis étant principalement présent sur les marchés européens, et d’Amérique du Sud et du Nord.

Une autre raison de cette croissance contenue est la pénurie de semi-conducteurs qui s’est traduite par plusieurs jours d’arrêt de certaines de ses usines, - huit sur quarante-quatre précisément selon Richard Palmer, directeur financier du groupe - et ce principalement en Amérique du Nord. Si bien que sa performance dans ce sous-continent est en retrait de 4 %, conséquence de la diminution des stocks, étant donné l’obligation pour le groupe de renoncer à la production de 190.000 véhicules entre les mois de janvier et de mars. Et la carence mondiale de puces électroniques devrait continuer à avoir un effet défavorable sur sa production au second trimestre, qui devrait être même supérieur à celui du premier. En effet, aucune amélioration n’est attendue avant le second semestre de cette année a précisé Richard Palmer lors de la conférence d'hier après-midi, même si le groupe "met en place des mesures en urgence pour limiter l'impact de cette pénurie" a ajouté le directeur financier.

Toujours est-il que le constructeur aux quatorze marques - dont les célèbres Peugeot, Citroën, Dodge, Jeep, Ram, et Maserati - confirme son objectif de marge courante comprise entre 5,5 % et 7,5 %. Un rebond de 10 % est attendu en Europe, de 8 % en Amérique du Nord et de 20 % en Amérique du Sud. Le conseil d'administration a par ailleurs décidé de verser à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 0,32 euro par action. Une proposition approuvée lors de l’assemblée générale du 28 avril 2021.

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