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Banque mondiale

Macro-économie / Taux / Banque Mondiale / PIB / nature

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Banque Mondiale / PIB / nature

Ce que la nature pourrait grever à l’économie mondiale

Un rapport de la Banque mondiale indique que la déliquescence d’une partie des services écosystémiques pourrait coûter 2 700 milliards de dollars par an d’ici à 2030.
David Malpass, Président du groupe de la Banque mondiale - Crédits : Indraneel Chowdhury / NurPhoto / NurPhoto via AFP
David Malpass, Président du groupe de la Banque mondiale - Crédits : Indraneel Chowdhury / NurPhoto / NurPhoto via AFP

"La préservation de la nature et le maintien de ses services sont essentiels à la croissance économique", alerte David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. L’on serait avisé de ne pas l’oublier. En effet, un rapport de la Banque mondiale - réalisé en collaboration avec l'université du Minnesota et l'université Purdue - indique que la forte dégradation des services écosystémiques tels que la pollinisation, la nourriture issue de la pêche marine et ou les bois provenant des forêts naturelles pourrait coûter 2 700 milliards de dollars par an au Produit intérieur brut (PIB) mondial d’ici à 2030.

Comme beaucoup de phénomènes économiques, les conséquences seraient significativement disparates selon les pays. Les économies plus "dépendantes" de la nature sont celles qui appartiennent aux pays à faible revenu. Selon les estimations de l’institution de Washington, c’est en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud que le déclin des services écosystémiques provoquerait la plus forte contraction relative du PIB en volume d'ici à 2030, (respectivement de 9,7 % et 6,5 % par an).

Cela s'explique par la dépendance de ces zones économiques à l'égard des cultures pollinisées et des produits forestiers (surtout l’Afrique subsaharienne), explique la Banque mondiale, qui pointe également les difficultés rencontrées par ces économies d'évoluer vers d'autres modes de production et de consommation qui seraient moins affectés.

"C'est la combinaison de mesures qui s'avère la plus profitable à la fois pour la biodiversité et pour les économies. Il est particulièrement important et bénéfique pour les pays en développement d'y ajouter l'investissement dans la recherche et le développement", déclare Giovanni Ruta, économiste principal de l’environnement à la Banque mondiale et l'un des auteurs du rapport. 

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