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Atos / premier semestre

Pourquoi Atos continue de sombrer

Atos n'en finit pas de décevoir ses actionnaires. Cette fois-ci, le groupe revoit à la baisse ses prévisions de revenus et de marge opérationnelle pour l'année en cours compte tenu de son difficile premier semestre. De nouveau, la Bourse sévit.
Logo Atos
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Le cours en Bourse du groupe de services informatiques Atos, pourtant l'un des fleurons du paysage économique français, a plongé de près de 18 % hier à la Bourse de Paris - et ne se redresse pas depuis - après qu'il ait annoncé repousser l'échéance de son retour à la croissance à l'an prochain.

Le groupe prépare ainsi le marché en révélant des résultats préliminaires, qui seront publiés dans leur entièreté le 28 juillet prochain. Atos qualifie désormais 2021 d'année de "transition" et prévoit que son chiffre d'affaires reste stable (hors effet de change) tandis qu'il prévoyait auparavant une hausse comprise entre 3,5 % et 4 % de ses revenus en 2021. Pour justifier de cette dégradation de ses prévisions, Atos invoque le déclin de ses activités d'infrastructures dont la baisse avoisinerait les 6 % selon un analyste de Oddo BHF, conséquence de l'accélération plus forte qu'anticipée de l'adoption du Cloud. Une tendance qui "se poursuivra au second semestre" selon le groupe. Compte tenu de cette baisse d'activité, ses revenus ont reculé de 1,5 % au second trimestre - en dépit de l'effet de base favorable lié au confinement total du second trimestre 2020 - après avoir reculé de 3,9 % au premier trimestre.

Son objectif de taux de marge est à son tour sensiblement revu à la baisse, désormais fixé à 6 % contre 9,4 % à 9,8 % prévus auparavant, étant ressorti au trimestre dernier plus faible que prévu à 5,5 %.

Le groupe maintient cependant ses objectifs de croissance à moyen terme (croissance comprise entre 5 % et 7 % à horizon 2022) même si cela semble désormais "très ambitieux" juge l'analyste. La bonne tenue de son bilan à cette échéance dépendra du déroulement de son plan de redressement allemand. En effet, Atos vient de négocier la mise en œuvre d'un accord de restructuration de ses activités d'infrastructure en Allemagne affectant 1 300 salariés. Plus de détails seront révélés à ce propos le 28 juillet prochain.

La secousse en Bourse de ce lundi est la troisième que le groupe traverse depuis le début de l'année. Le titre avait déjà décroché de 13 % le 7 janvier dernier tandis qu'il annonçait à ses actionnaires une proposition de rachat jugée peu opportune (depuis lors abandonnée) de son concurrent américain DMX. Et il avait encore lâché 12,4 % le 1er avril dernier après que des réserves aient été émises par ses commissaires aux comptes à propos de deux de ses entités américaines - Atos IT Solutions and Services et Atos IT Outsourcing Services. Le groupe à ce sujet, a indiqué qu'il présenterait le 28 juillet la revue complète des comptes de 2020 de ces entités.

Son cours a donc perdu 40,5 % de sa valeur depuis le 1er janvier, confirmant sa place de dernier de l'indice. Sa valorisation est maintenant passée en dessous du seuil des 5 milliards d'euros, plus proche des valorisations de certains groupes du SBF 120 que de celles des autres sociétés du CAC40.

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