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Entreprises / Actions / Michelin / premier semestre / pneumatique / Florent Menegaux

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Michelin / premier semestre / pneumatique / Florent Menegaux

Le pilotage de ses prix sauve Michelin

Michelin tient bon malgré le dérèglement de l'industrie du caoutchouc grâce à l'alignement de ses prix sur le coût croissant de son approvisionnement. Il parvient ainsi à retrouver un niveau de ventes proche de celui d'avant-crise.
Devanture de magasin de pneu Michelin (1920) - LEEMAGE VIA AFP
Devanture de magasin de pneu Michelin (1920) - LEEMAGE VIA AFP

Le groupe Michelin, numéro un mondial des pneumatiques, a enregistré 11,2 milliards d'euros de ventes entre les mois de janvier et juin de cette année, soit une hausse de 19,6 % sur un an (9,4 milliards en 2020) et proche de son niveau prépandémique (11,8 milliards en 2019). Son "résultat opérationnel des secteurs", soit son résultat opérationnel des activités courantes, s'établit pour sa part à 1,4 milliard d'euros, soit 12,7 % des ventes. Et cela principalement grâce à la progression des volumes pneumatiques (+ 22,8 %), fruit de gains de parts de marché sur l'ensemble des segments et en particulier concernant ses pneus tourisme de 18 pouces et plus selon le fabricant, tandis que ses ventes hors pneus ne sont en croissance que de 4,6 %.

Autre raison du maintien de son chiffre de vente : le pilotage du prix de ses pneumatiques pour compenser ses surcoûts d'approvisionnement. Car la reprise de l'économie mondiale a entraîné une soudaine hausse de la demande en pneus, dans un contexte de perturbations de la chaîne d'approvisionnement et de reconstitution progressive des stocks. Comme l'ensemble des industries, le groupe a donc fait face à une hausse du prix des matières premières. Dans le cas des pneumatiques, il s'agit du caoutchouc tiré des hévéas d'Asie du Sud Est (Thaïlande, Indonésie, Malaisie en tête) et transformé dans la région de Clermont-Ferrand par les usines Michelin et ses sous-traitants. Si le cours de sa matière première phare poursuit sa tendance haussière, le groupe pourrait à nouveau devoir augmenter ses prix à l'automne a révélé Florent Menegaux, président-directeur général du groupe, lors d'une conférence avec les analystes financiers hier après la clôture de la Bourse.

Malgré le défi posé par la persistance de tensions sur les marchés mondiaux et une base de comparaison moins favorable au second semestre, le groupe revoit à la hausse ses prévisions pour l'année en cours. Cela compte tenu de son "très bon premier semestre", selon Florent Menegaux, ainsi que de la nette progression (entre 6 % et 12 %) de la demande attendue pour l'ensemble de ses segments (tourisme-camionette, poids lourds, pneus de spécialité). Le fabricant prévoit donc désormais un "résultat opérationnel des secteurs" supérieur à 2,8 milliards d'euros (contre 2,5 milliards d'euros précédemment) et un cash-flow libre structurel de plus d'un milliard (contre environ un milliard d'euros précédemment). Cela hors effet de change et sous l'hypothèse de l'absence de nouvel effet systémique de la crise sanitaire.

 

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