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Casino / Sanofi / Total / Accor / Orange / résultats semestriels

Casino, Sanofi, Total, Accor, Orange : ce qu'il faut retenir des semestriels

Record de publications de résultats semestriels aujourd'hui. Pas moins de 150 sociétés européennes ont choisi cette date du 29 juillet pour faire part de leurs comptes au titre des six premiers mois de l'année. Compte tenu de cette marée impressionnante la rédaction de WanSquare a choisi de ne traiter que les résultats les plus saillants, qu'ils soient bien meilleurs que prévu (comme Casino ou Accor) ou moins bons que prévu (comme Orange). Il reste que la teneur générale de ces semestriels 2021 est très satisfaisante, naturellement par rapport au premier semestre 2020 marqué par le Covid mais aussi par rapport au premier semestre 2019. Ce qui explique la très bonne tenue du CAC40 qui s'approche à nouveau de ses sommets historiques.   Rendez-vous à 17 heures pour l'analyse de 5 autres groupes pour les résultats de leurs comptes semestriels.
La Défense - Lilian Cazabet / Hans Lucas via AFP
La Défense - Lilian Cazabet / Hans Lucas via AFP

Casino amplifie son redressement

 

Le groupe Casino est parvenu, au cours du premier semestre de l’année, à améliorer nettement sa profitabilité. Son résultat opérationnel courant s'établit à 444 millions d’euros, en hausse de 23,5 % à taux de change constant en glissement annuel. Pour la France seule, cet indicateur est en hausse de 50 %, et ce grâce à des gains de productivité dans le cadre de plans de transformation lancés au troisième trimestre de l’an dernier qui se sont traduits par une réduction de la base de coûts de 30 millions d’euros par trimestre.

Ces bons chiffres sont d'autant plus remarquables en dépit d’un recul des ventes en France de 7,3 % qui inquiète le marché, le titre ayant cédé 1,9 % au cours des premiers échanges ce matin sur la Bourse parisienne. Cette tendance contraste avec celle de l’Amérique Latine où le chiffre d’affaires a progressé de 6,9 % à périmètre et taux de change constants. Si bien qu’au total, ses ventes s’établissent à 14,48 milliards d’euros, en légère baisse de 0,5 % en glissement annuel (en données comparables).

La baisse des ventes en France devrait néanmoins ralentir au second semestre, le groupe constatant une “inflexion” depuis le début du mois en magasin comme dans l’e-commerce. Le distributeur entend par ailleurs tirer parti de son ouverture au cours des six premiers mois de l’année de 353 magasins et de la progression de ses ventes de commerce en ligne (en hausse de 103 % sur deux ans à données comparables), notamment au travers de la poursuite de ses partenariats avec le distributeur britannique Ocado et la plateforme américaine Amazon.

 

 

Sanofi toujours plus financier et moins industriel hélas… 

 

Bien que distancé par les autres laboratoires dans la course au vaccin anti-Covid, Sanofi a revu à la hausse jeudi son objectif de bénéfice pour 2021 après un deuxième trimestre dynamique. Si son bénéfice net de 1,2 milliard d'euros, contre 7,6 milliards d'euros un an plus tôt, a chuté, fruit de sa séparation avec son partenaire Regeneron l'an dernier, ses ventes sont, elles, en augmentation. Les ventes du géant pharmaceutique français sont en effet tirées par son médicament Dupixent et sa division vaccins. Grâce à ces produits en particulier, le chiffre d'affaires grimpe en effet de 6,5 % à 8,7 milliards d'euros au deuxième trimestre.

Fort de ces résultats, le laboratoire, qui développe deux vaccins contre le Covid-19, a révisé à la hausse ses perspectives pour 2021. "La dynamique du deuxième trimestre nous rend confiants pour le reste de l’année", a comment le directeur général Paul Hudson. Le groupe pharmaceutique attend désormais une hausse de 12 % à taux de changes constants de son bénéfice net par action (BNPA) des activités cette année, alors qu'il prévoyait auparavant une croissance autour de 10 %.

Concernant le développement de ce vaccin anti-Covid, Sanofi, qui a pris un retard considérable, a tout de même confirmé le 5 juillet le déploiement de son vaccin d'ici à fin décembre.

 

 

TotalEnergies se désendette et investit massivement dans le renouvelable

 

TotalEnergies profite de la vague inflationniste sur les prix des hydrocarbures pour gonfler ses marges. Avec un résultat ajusté de 6,5 milliards de dollars et un Ebitda de 16,8 milliards de dollars, le fleuron de l’énergie français peut se permettre de racheter ses actions tout en continuant à se développer dans les énergies renouvelables.

Patrick Pouyanné, président-directeur général du groupe, rend grâce "à la reprise progressive de la demande mondiale et à la discipline des pays de l’Opep + " qui ont favorisé la hausse du marché du pétrole et du gaz de respectivement 13 % et 28 % sur un trimestre. Sur les six premiers mois de l’année, le groupe pétrolier a ainsi généré un cash-flow – ou marge brute d’autofinancement hors frais financier (DACF) – de 12,5 milliards d’euros.

En plus de couvrir les dividendes trimestriels, ces importantes entrées d’argent ont pu servir à réduire la dette nette à 18 % ; l’objectif fixé à 20 % a donc été atteint. Les excédents de cash-flow n’étant pas complètement absorbés, le conseil d’administration a décidé d’une part de racheter ses actions, et d’autre part, de distribuer 0,66 euro par titre en supplément pour l’exercice 2021.

Outre les activités orientées hydrocarbures, TotalEnergies mène également une stratégie de diversification offensive dans les énergies renouvelables qui semble porter ses fruits. Au premier semestre, le groupe a pris une participation de 23 % dans un projet de construction d’éolienne offshore d’une capacité de 640 MW à Taïwan – pour comparer un réacteur nucléaire moderne produit une puissance de 500 à 1 650 MW. Un contrat de vente d’électricité renouvelable de 50 GWh/an sur 15 ans a aussi été signé en partenariat avec Air Liquide en Belgique, ce qui devrait alimenter en électricité près de 10 000 foyers.

 

Accor, miraculé de la pandémie, fait mieux que prévu

 

Le plus grand groupe hôtelier européen - qui possède les enseignes Ibis, Sofitel, Novotel, Mercure, Pullman etc. - continue de subir les conséquences de la crise sanitaire sur le tourisme de loisirs et d'affaires. Son chiffre d’affaires au cours du premier semestre, de 824 millions d’euros, est encore de moitié inférieur (- 53 % à périmètre et taux de change constants) à son niveau d’avant crise, soit au premier semestre 2019 ; et en diminution de 6 % en glissement annuel, le premier trimestre de l’année 2020 n’ayant pas été encore trop affecté par la crise. L'indicateur phare de rentabilité dans l'industrie hôtelière, le revenu par chambre disponible (RevPar), est également en baisse de 60 % par rapport au premier semestre 2019.

Ce repli global de l’activité cache une reprise très inégale selon les régions, les vagues de pandémie n’étant pas synchronisées sur l’ensemble des continents. En Chine, Nouvelle-Zélande et Australie, l’activité s’est nettement améliorée - le RevPar est compris entre -18 % et -19 % au deuxième trimestre pour cette région - tandis que l’Europe et l'Amérique du Nord et du Sud continuent pour leur part d’être fortement affectées par les confinements successivement mis en place.

Le groupe a toutefois dégagé un bénéfice net part du groupe de 67 millions d'euros contre une perte de 1,5 milliard d'euros un an plus tôt et l'évolution des derniers mois est prometteuse. Accor fait état dans son communiqué d’une “nette reprise depuis le mois de mai” ; une tendance favorable qui serait liée au déploiement des vaccins et à la réouverture des frontières. L’été ne devrait pas démentir cette bonne tendance estime le P.-D.G. du groupe, Sébastien Bazin. Le groupe se garde cependant de toutes perspectives, estimant qu’il est "encore trop tôt" pour se prononcer sur la fin de l’année.

 

 

Orange signe la principale déception du premier semestre

 

Au premier semestre 2021, la société française de télécommunications, Orange, a su conserver une stabilité au niveau de son EBITDAal (Résultat d'exploitation avant dotation aux amortissements des immobilisations auquel on a soustrait les amortissements des droits d'utilisation selon IFRS 16 et les dépréciations éventuelles de ces droits). En effet, l’EBITDAal se maintient et affiche un recul limité de 0,4 %. Néanmoins, en raison de la dépréciation et des écarts d’acquisitions, le résultat d’exploitation affiche une perte de 1 752 millions d’euros contrairement au bénéfice de 2 220 millions d’euros enregistré l’an passé à la même période. Ainsi, le groupe Orange enregistre une perte nette de 2,61 milliards d'euros contrairement à celui obtenu au premier semestre 2020, un bénéfice de 1,016 milliard d'euros.

Les inégalités entre les zones géographiques en sont une explication. Alors que la France et le Moyen-Orient jouent le rôle de moteur de croissance pour le Groupe, la situation s’est significativement dégradée en Espagne. La région du Moyen-Orient est prometteuse pour Orange qui y réalise des performances exceptionnelles. De son côté, la France symbolise la solidité du groupe, parvenu à stabiliser son EBITDAal malgré les lourdes pertes accusées en ce début d’année. En revanche, il est désormais temps pour Orange de se repositionner en Espagne en élaborant une nouvelle stratégie de repositionnement des offres afin de parvenir à gagner de nouvelles parts de marché et, à terme, s’y réimplanter durablement. Depuis la mise en place de cette nouvelle stratégie, le Président-Directeur Général du groupe Orange, Stéphane Richard souligne que “la performance commerciale est positive”.

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