Macro-économie / Taux / OCDE / croissance mondiale
Macro-économie / Taux
OCDE / croissance mondiale
L’OCDE pointe une reprise économique mondiale inégale
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) maintient ses perspectives de croissance. L’organisation basée à Paris a très légèrement revu en baisse sa prévision concernant le Produit intérieur brut (PIB) mondial pour cette année (5,7 % contre 5,8 % précédemment) : elle l’a gonflée de 0,1 point pour l’an prochain, à 4,5 %. Ainsi, elle anticipe toujours qu’en 2022, l’activité économique mondiale évoluera 10,5 % au-dessus de son niveau de 2020. Si le PIB mondial a déjà rattrapé son niveau d’avant-crise, signale l’OCDE, la perte de richesse enregistrée par rapport à la trajectoire qu’il aurait connue sans la pandémie demeurait conséquente fin juin 2021 : 4 500 milliards de dollars.
Dans le détail, parmi les grandes zones économiques du monde développé, seuls les dix-neuf pays de la zone euro bénéficient d’une révision à la hausse de leur croissance. L’OCDE escompte désormais une progression du PIB de 5,3 % en 2021 (contre 4,3 % dans les prévision de mai) et de 4,6 % en 2022 - soit 0,2 point de plus que l'ancienne anticipation. Les États-Unis devraient croître moins vite que prévu cette année (6 % contre 6,9 % précédemment), tout comme le Japon (2,5 %), le Royaume-Uni (6,7 %), le Canada (5,4 %). "Le solide soutien des politiques macroéconomiques et les conditions financières accommodantes devraient continuer à soutenir la demande dans les économies avancées", note tout de même l’OCDE.
Et l’écart avec les économies émergentes se creuse. D’une part, ces dernières affichent des taux de vaccination beaucoup plus faibles, d’autre part les consommateurs voient leurs revenus réels se dégrader sous l’effet de la forte hausse des prix de l'énergie et des denrées alimentaires. Pour couronner le tout, la marge de manœuvre est limitée pour mener une politique économique accommodante dans certains de ces pays, notamment à cause de l’inflation élevée. L’ensemble de ces éléments fait dire à l’OCDE que les pays émergents pourraient subir de manière durable les conséquences économiques de la pandémie. Un chiffre inquiétant résume assez bien le gouffre qui sépare émergents et économies avancées : le déficit de richesse créée par rapport à la trajectoire prépandémique à la fin de 2022 au sein de l'économie émergente médiane du G20 devrait être deux fois supérieur à celui de l'économie avancée médiane.
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