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Stellantis / PSA / Fiat-Chrysler / Mike Manley / Carlos Tavares
Carlos Tavares seul aux manettes de Stellantis
Avec la démission de Mike Manley, Stellantis perd une figure de proue : en tant que directeur des opérations pour l’ensemble de la zone américaine (nord et sud), il avait en effet la responsabilité du marché le plus rentable du constructeur automobile – les Etats-Unis et ses SUV et pickups à fortes marges. Précédemment, il avait occupé le poste de directeur général de Fiat-Chrysler suite à la démission de l’emblématique Sergio Marchionne en 2018, jusqu’à la fusion du groupe italo-américain avec le français PSA pour créer Stellantis en janvier 2021.
Or, Mike Manley ne sera pas remplacé : Mark Stewart, directeur des opérations pour l’Amérique du Nord, et Antonio Filosa, son équivalent pour l’Amérique du Sud, seront dorénavant directement reliés à Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis (et ex-président du directoire de PSA).
Le patron franco-portugais va ainsi accentuer son influence sur le groupe, alors qu’il ne bénéficiait pas jusqu’ici des mêmes relais que Mike Manley en Amérique du Nord : PSA n’a annoncé son retour – prudent et très mesuré – sur le marché américain qu’en 2016, avant de remettre le projet aux calendes grecques au début de cette année. Mais bien entendu, John Elkann, l'ancien président de Fiat Chrysler et membre de la famille Agnelli, demeure le président du conseil d'administration de Stellantis.
A partir du moment où il n’a pas été choisi pour diriger Stellantis, le départ de Mike Manley, 57 ans, est finalement logique : son dernier poste représentait une réduction de ses responsabilités, qui, au sein de Fiat Chrysler, s’étendaient à l’ensemble du monde. Le montant disproportionné de sa rémunération variable en 2020 pour son rôle dans la fusion PSA-Fiat Chrysler (plus de 7 millions d’euros, contre 1,3 million pour Carlos Tavares) ressemblait fortement à une compensation.
Mike Manley quitte toutefois le groupe en bons termes, si l’on en juge par les déclarations de chacun dans le communiqué de presse de Stellantis. Et le Britannique reste dans l’automobile et sera seul à la barque de son nouveau navire : à compter du 1er novembre, il occupera le poste de directeur général d’AutoNation, le plus grand distributeur automobile américain, dont le siège est établi en Floride.
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