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Macro-économie / Taux / Banque de Norvège / taux d'intérêt

Macro-économie / Taux
Banque de Norvège / taux d'intérêt

La Norvège ouvre la voie

La Banque de Norvège est la première des Banques centrales des économies avancées à avoir augmenté son taux d’intérêt directeur depuis le déclenchement de la crise pandémique.
Øystein Olsen, gouverneur de la Banque centrale de Norvège - Håkon Mosvold Larsen / NTB Scanpix / AFP
Øystein Olsen, gouverneur de la Banque centrale de Norvège - Håkon Mosvold Larsen / NTB Scanpix / AFP

C’est une première. La Banque de Norvège vient d’augmenter son taux d’intérêt directeur de 25 points de base. Il atteint désormais 0,25 %. C’est une manœuvre inédite - bien que largement attendue - parmi les Banques centrales des économies avancées depuis que la crise pandémique a démarré. "La normalisation de l'économie plaide pour qu'on commence à revenir vers un taux directeur normal", a déclaré le gouverneur de la banque, Øystein Olsen, lors de sa conférence de presse – la Banque de Norvège avait baissé de 150 points de base son taux directeur au printemps 2020 en réponse à la crise.

Dans les faits, l’activité économique norvégienne a dépassé son niveau d’avant-crise tandis que le taux de chômage atteignait 2,7 % en août. Par ailleurs, l’inflation "cœur" (ajustée des taxes et des prix de l’énergie) devrait peu à peu remonter sous l’effet de l’augmentation des salaires (plus de 3 % en glissement annuel), anticipe la Banque centrale. À noter que ce resserrement de la politique monétaire va se poursuivre dans les mois à venir, Øystein Olsen ayant déclaré que "sur la base de l'évaluation actuelle des perspectives et de l'équilibre des risques par le Comité de politique monétaire, le taux directeur sera très probablement relevé une nouvelle fois en décembre". Cette normalisation monétaire sera toutefois "graduelle", a prévenu la Banque centrale norvégienne.

"Le mot ‘graduel’ est ouvert à l'interprétation et nous jugeons que quatre hausses de 25 points de base l'année prochaine - une par trimestre - sont compatibles avec cette formulation", juge David Oxley, économiste senior chez Capital Economics, car "cela ne ferait que ramener les taux d'intérêt à leur niveau d'avant le virus, tout en laissant les taux réels en dessous de zéro, ce qui correspond à l'estimation de la Banque du taux d’intérêt neutre [le taux d’intérêt qui n’a ni d'effet accommodant ni d'effet restrictif sur l’activité, ndlr]".

Les plus grosses Banques centrales de la planète (Etats-Unis, zone euro, Japon ou encore Royaume-Uni) ne devraient pas remonter leur taux d'intérêt cette année. Seule la Banque d'Angleterre (voire la Fed) semble être encline à engager ce mouvement dès l'année prochaine.

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