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France : une PME française sur huit en danger ?
Près d’une petite et moyenne entreprise française sur huit (13 %) risque la faillite d’ici à quatre ans. Telle est la conclusion d’une étude de l’assureur crédit Euler Hermes qui s’est appuyé sur la rentabilité des capitaux (inférieure à 6 %), le taux de fonds propres (inférieur à 23,2 %) et le taux de couverture des intérêts d’emprunt (inférieur à 1,1) affichés par les entreprises hexagonales. Autant d’indicateurs dont le niveau plus ou moins dégradé constitue un signal semble-t-il fiable pour prévoir les faillites à moyen terme, d’après les recherches d’Euler Hermes.
Évidemment, ce risque ne pèse pas de manière identique sur toutes les branches de l’économie. Dans le détail, les équipementiers automobiles (environ une PME sur cinq est concernée par le risque de faillite), les équipements de transport et l’énergie sont les secteurs les plus affectés, principalement à cause de la détérioration de leur rentabilité et de leur taux de fonds propres. Par ailleurs, "il faudra également se montrer vigilant concernant les secteurs de l’agroalimentaire et des services, qui présentent une part de PME fragiles plus importante que la moyenne nationale", indique l’étude.
À noter qu’en 2019, Euler Hermes avançait que 14 % des PME françaises risquaient la faillite à l’horizon de quatre ans.
D’où vient cette baisse alors que la France a vu son économie décroître comme rarement dans l’histoire au cours de l’année passée ? "Les aides publiques ont non seulement amorti le choc de la Covid-19 mais l'ont surcompensé, les subventions directes (y compris les régimes de chômage partiel) et les reports d'impôts couvrant entièrement les pertes de valeur ajoutée des sociétés non financières à partir de 2020", estiment Ana Boata et Ano Kuhanathan, les deux économistes auteurs de la note. Concrètement, sans les mesures de soutien budgétaire, la part des PME risquant la faillite à 4 ans atteindrait 17 %, selon Euler Hermes.
D'autre part, l'étude, qui s'intéresse aussi au cas du Royaume-Uni et de l'Allemagne, montre que 7% des PME allemandes risquent de faire défaillance d’ici à 4 ans contre 15% des PME britanniques.
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