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Bercy précise ses mesures de soutien aux PME
Les pouvoirs publics ont fait hier un point d’étape sur la situation des acteurs économiques nationaux face à l’économie de coronavirus. A l’issue de la rencontre à Bercy, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a rappelé les mesures annoncées le 21 février en faveur des PME et a annoncé des mesures complémentaires.
La garantie de Bpifrance pour les prêts de trésorerie, évoquée il y a 10 jours, pourra être obtenue par l’ensemble des PME françaises. La banque publique "se portera garant de tous les prêts de trésorerie [en cours ou nouveau] dont les entreprises pourraient avoir besoin en raison de l’épidémie avec une garantie qui sera portée de 40% à 70%", a précisé le ministre.
En outre, après consultation du gouverneur de la Banque de France, la médiation du crédit a été rétablie. L’Etat considère également le coronavirus comme un cas de force majeure dans l’exécution des contrats avec la puissance publique ; Bruno Le Maire ajoute avoir écrit aux collectivités locales pour leur demander d’adopter la même attitude.
L’ensemble du dispositif est jugé "suffisamment solide" pour qu’aucune entreprise française n’ait de difficulté de trésorerie "dans les semaines, voire dans les mois qui viennent".
Par ailleurs, Bercy a activé hier matin sa cellule de continuité économique, dont l’objectif est d’apporter au ministre et à la Cellule interministérielle de crise (CIC) des informations pour les aider à piloter l’économie en temps réel.
Le ministère a fait le tour des secteurs qui étaient les plus affectés par l’épidémie au cours de la réunion : le tourisme, la restauration, l’hôtellerie, l’événementiel, le transport aérien, vins et spiritueux, le luxe, ainsi que les services à la personne. Dans l’hôtellerie, 20% du chiffre d’affaires aurait ainsi été perdu, a illustré le ministre.
Concernant les chaines d’approvisionnement, Bruno Le Maire a confirmé que le ministère restait mobilisé sur le sujet plus général de leur relocalisation, dans l’attente du rapport commandé en novembre 2019 à Jacques Biot, dont la remise est attendue "dans les jours qui viennent". "Cela fait maintenant près de trois ans que nous nous efforçons de relocaliser un certain nombre de chaînes industrielles. Nous l’avons fait par exemple dans le secteur automobile avec les batteries électriques, ça doit être fait et ça sera fait dans le domaine des médicaments, où nous dépendons beaucoup trop de certains pays étrangers pour les principes actifs qui sont dans les médicaments", a déclaré le ministre, expliquant que 80% des principe actifs utilisés par l’industrie pharmaceutique en France proviennent de l’étranger, 40% de Chine.
Illustrant bien involontairement le propos, le groupe Interparfums a annoncé hier mardi à l’occasion de la publication de ses comptes 2019 qu’il s’attendait à enregistrer une baisse de 10% de son chiffre d’affaires au premier trimestre en raison du coronavirus, même si la Chine elle-même ne représente que 2% de son activité.
A l’occasion d’une conférence internationale sur le secteur organisée hier à Bruxelles, les responsables des principales compagnies aériennes européennes ont prévenu que les conséquences de l’épidémie devraient s’aggraver : elle a provoqué une forte chute de la demande, qui les a conduits à annuler des vols en nombre et à lancer des plans d’économies. Le lobby européen du secteur, A4E, a demandé l’assouplissement de la réglementation internationale qui régit notamment l’utilisation des créneaux.
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