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L'Oréal / luxe / chiffre d'affaires
L'Oréal : leader imperturbable des cosmétiques
Le début de mandat de Nicolas Hieronimus comme directeur général de l’Oréal s'est placé sous les meilleurs auspices. Dans la lignée des deux précédents, le troisième trimestre dévoile une activité meilleure que les anticipations. Alors que le consensus anticipait une hausse de 8,3 % à données comparables, le chiffre d’affaires du groupe français est en progression de 13,1 % en glissement annuel, pour atteindre quasiment 8 milliards d’euros. Une dynamique essentiellement portée par l’Asie du Nord et l’Amérique du Nord, puisque ces deux zones géographiques sont respectivement en hausse de 13,2 % et 22,9 %. Comme les autres mastodontes très dépendants du marché asiatique LVMH et Hermès, L’Oréal arrive à créer de la croissance dans un continent asiatique pourtant perturbé par la pandémie. Mais la totalité des zones géographiques apportent leur contribution au sentier de croissance : on relève une croissance en Europe de 10,3 %, en Amérique Latine de 25,8 % et 13,6 % dans la région Sapmena - SSA (South Asia Pacific, Middle-East, North Africa, Sub-Saharan Africa). Le groupe tire parti de la reprise de l’activité économique d’une part et d’autre part de la progression de ses activités d’e-commerce (+ 29,7 %), qui constituent désormais près de 26,6 % de son chiffre d’affaires.
De manière plus fine, les divisions du numéro un des cosmétiques ont toutes contribué à ce bon troisième trimestre. La division Cosmétique Active réalise la performance la plus marquante en atteignant le volume de 951,3 millions d’euros, en hausse de 28,4 %. L’Oréal Luxe est également en hausse, de l’ordre de 20,7 %, à 3,12 milliards d’euros, porté par l'ensemble des familles de produits (parfum, soin de la peau et maquillage). Les Produits Professionnels grimpent de 10,3 %, pour un montant de 945,6 millions d’euros, ce qui semble être le fruit des récents lancements. Enfin le département Grand Public réalise une performance moins impressionnante (+5,2 % à 2,98 milliards d'euros), ce qui lui permet néanmoins de retrouver un niveau supérieur à celui d’avant la crise. La direction du groupe souligne que la division "superforme" le marché mondial. On mesure à la lumière de ces éléments toute la force du groupe et de ses marques, dont le pricing power lui permet de profiter de l'inflation, tout en en limitant les désagréments par son pouvoir de négociation.
Fort de ces bons résultats, Nicolas Hieronimus insiste sur un chiffre d’affaires des neuf premiers mois qui "est en hausse de + 9,3 % en comparable sur deux ans, par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2019, avec une accélération remarquable au troisième trimestre" ; une tendance d'autant plus remarquable que toutes les divisions ont "accéléré leur croissance sur deux ans". Les difficultés actuelles de l'Asie liées au Covid-19 et le manque de concurrents locaux assurent au groupe français de bénéficier d'un regain de croissance dès que les contraintes sanitaires disparaîtront. L'Oréal ne prend toutefois guère de risque dans ses prévisions : la "performance au troisième trimestre nous conforte dans notre ambition de surperformer le marché et réaliser une année de croissance du chiffre d’affaires et des résultats", se borne-t-elle à indiquer.
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