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Thales / covid-19 / chiffre d'affaires / résultats semestriels / Patrice Caine / Pascal Bouchiat
“Fort rebond” pour Thales
L’activité a rebondi plus fortement que prévu au premier semestre pour Thales. Le groupe français de technologies a en effet annoncé avoir enregistré un "très fort rebond" de son activité au premier semestre, dépassant les ventes de la même période de 2019, avant le Covid-19, et révisé à la hausse son objectif de chiffre d'affaires annuel. Les ventes ont progressé de 8,7 % à 8,4 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, mieux que les 8,2 milliards de la même période de 2019. En Bourse, cela permet au titre Thales de repasser au-dessus des 90 euros.
Le P.-D.G. Patrice Caine a salué un "très très bon niveau de prises de commandes", indicateur avancé de la future croissance du chiffre d'affaires : 8,2 milliards d'euros, en hausse de 35 % au premier semestre par rapport à la même période de 2020. Le fleuron français, optimiste pour 2021, vise désormais un chiffre d'affaires 2 021 compris entre 17,5 et 18 milliards d'euros, contre entre 17,1 et 17,9 milliards auparavant.
Au premier semestre, le groupe français de technologies est repassé en trésorerie positive, avec un flux de trésorerie opérationnel de 420 millions d'euros, et a réduit son endettement de 1,4 milliard d'euros, à 2,5 milliards. Pendant cette période, Thales a indiqué avoir décroché sept "grands contrats" de plus de 100 millions d'euros, quatre dans les secteurs de la défense - notamment une part des ventes d'avions de combat Rafale - et de la sécurité, et trois dans le domaine spatial.
Lors d'une conférence téléphonique, Patrice Caine a estimé que ces éléments témoignent de "la résilience de Thales dans un contexte qui reste malgré tout perturbé". Selon le groupe dirigé par Patrice Caine, "sur une base pro forma", sa rentabilité opérationnelle "revient dès à présent à un niveau proche de 2019, la forte progression des résultats du transport et des activités d'identité et de sécurité numériques compensant quasi totalement la baisse importante des résultats du secteur aérospatial". L'aéronautique civil "reste largement déprimé", ce qui se traduit pour Thales par un niveau d'activité dans ce secteur de 30 % inférieur à celui d'avant la crise, selon le PDG.
"On sait très bien que ça va prendre du temps pour recouvrer un niveau de chiffre d'affaires pré-crise... sans doute plusieurs années", a renchéri le directeur général Finance et systèmes d'information, Pascal Bouchiat, en prévenant qu'"un certain nombre d'incertitudes" planent encore sur le second semestre vu la crise sanitaire. Les objectifs du groupe se basent sur l'hypothèse d'un contexte sanitaire et économique ne connaissant pas de nouvelles perturbations majeures, ainsi que d'une normalisation rapide des chaînes d'approvisionnement mondiales de semi-conducteurs. "On n'imagine pas des ruptures significatives d'approvisionnement au deuxième semestre 2021", a néanmoins précisé Pascal Bouchiat, en disant rester "vigilant" parce que "2022 va être vraiment tendu".
Ce rebond est aussi en partie lié à la force du modèle économique de Thales qui n'est pas seulement dédié à l'aéronautique mais de plus en plus à la sécurité. Avec à la clé une très forte recherche et innovation dont les budgets n'ont pas été restreints par la crise sanitaire. Et un management qui sait regarder loin et non pas s'arrêter au seul trimestre.
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