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Entreprises / Actions / Nexans / câble / électrification

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Nexans / câble / électrification

Nexans reste optimiste

Le coup d'arrêt subi au troisième trimestre n'est que conjoncturel. C'est pourquoi le fournisseur de câbles maintient ses prévisions pour cette année.
Nexans
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La conviction, justifiée, que l’électrification est l’une des tendances lourdes de l’économie, amène parfois les investisseurs à avoir des réactions exagérées. Nexans en a fait les frais ce matin.

Le fabricant de câbles français a perdu plus de 7% à l’ouverture, sanctionné par le ralentissement réel de sa croissance au troisième trimestre. Il a ainsi annoncé une progression de seulement 0,4% de son chiffre d’affaires à éléments constants à 1,38 milliard d’euros, qui contraste avec la hausse de 12% affichée au premier semestre (dont +24,2% au deuxième trimestre). Cette quasi-stabilité a déçu, alors le chiffre d’affaires courant, qui inclut la hausse des cours de métaux non ferreux (cuivre et aluminium essentiellement en ce qui concerne Nexans), progresse de 16% à 1,71 milliard d’euros. Cela signifie que le groupe n’a pas pu développer ses revenus au-delà de la répercussion de la hausse des matières premières.

Le troisième trimestre fait donc baisser la moyenne. Au cours des neuf premiers mois de l’année, la croissance organique du chiffre d’affaires atteint 8,2% (à 4,5 milliards d’euros) et l’évolution courante fait ressortir un bond de 27,2% (à 5,45 milliards), ce qui correspond à celle du prix du cuivre.

Nexans justifie la "pause" observée au troisième trimestre – qui n’a pas de raison d’être d’un point de vue macroéconomique – par des éléments conjoncturels. Ainsi, le groupe subit la baisse de ses activités liées à la métallurgie, à laquelle il a décidé de réduire son exposition en raison de marges bénéficiaires inférieures (son plan stratégique 2024 présenté en février vise d’ailleurs à en faire un pure player de l’électrification). Sans cette activité, le chiffre d’affaires afficherait une progression organique de 1,9%, affirme le directeur financier Jean-Christophe Juillard. Nexans a également souffert de l’immobilisation de son navire câblier le Skagerrak pour entretien au cours d’une partie du trimestre, alors que l’Aurora a été inauguré en septembre. Le pôle Territoires (réseaux de distribution d’énergie), au sein de la division Bâtiment & Territoires, subit également un effet de base défavorable par l’absence de renouvellements de contrats au troisième trimestre de cette année (contrairement à l’année dernière au Canada) et le renouvellement en cours de contrats en Europe.

Nexans est donc convaincu de la nature passagère de son ralentissement, l’activité du dernier trimestre étant en outre alimentée par plusieurs contrats remportés depuis (dont la fourniture et la pose de câbles à haute tension dynamiques pour eaux profondes destinés au projet Jansz-Io Compression de Chevron Australia). C’est pourquoi l’entreprise maintient ses objectifs pour l’exercice 2021, qu’elle avait de surcroît réévalués en juillet dernier : un Ebitda compris de 430 à 460 millions d’euros, une rentabilité des capitaux employés comprise entre 13% et 15% et une génération de trésorerie disponible (avant acquisitions ou évolutions du capital) entre 100 et 150 millions d’euros.

Les investisseurs sont d’ailleurs revenus à de meilleurs sentiments au fil de la séance, l’action baissant de 1% vers 16 heures, à 85,35 euros.

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