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Nexans / électrification / câble
Nexans coche toutes les cases
Tous les indicateurs de Nexans sont au vert : ses comptes annuels 2021 ont dépassé en tout point les prévisions de marché et les perspectives communiquées pour 2022 sont solides. Ce qui permet au fabricant français de câbles de proposer au titre de l’exercice 2021 le versement du dividende le plus élevé "depuis au moins une douzaine d’années", s’est réjoui son directeur financier Jean-Christophe Juillard : soit 1,20 euro par action, contre 0,70 au titre de 2020. Ces événements éminemment positifs et inattendus dans un secteur stratégique ont été célébrés hier par les investisseurs, l’action s’adjugeant 6,4% à la Bourse de Paris (à 82 euros).
Concrètement, Nexans a doublé son bénéfice net en 2021, à 164 millions d’euros. Grâce à un bond de plus de 33% sur un an, l’Ebitda a dépassé les prévisions du groupe et atteint 463 millions d’euros – l’objectif était compris entre 430 et 460 millions. La marge a de ce fait flambé, passant de 6,1% en 2020 à 7,6% l’année dernière. Autre objectif dépassé, et largement celui-ci, le flux de trésorerie disponible a atteint 179 millions d’euros (+14%), alors que le groupe ciblait entre 100 et 150 millions. Le chiffre d’affaires "standard" (à prix des métaux constants) progresse de 6% à 6,05 milliards d’euros, tandis que le chiffre à métaux courants atteint presque 7,4 milliards – soit 23% de plus qu’en 2020. Autant d’éléments de très bon augure alors que le groupe entend devenir dans les trois ans qui viennent un pure player de l’"électrification durable" de l’économie (comme l’automobile, l’éolien terrestre et l’off-shore).
Nexans doit l’amélioration de sa situation d’abord à la reprise de l’activité après une année 2020 marquée par les restrictions sanitaires, qui avaient retardé moult chantiers. Dans ce contexte, il a su gérer sa chaîne d’approvisionnement, ce qui lui a permis de sécuriser son accès aux matières premières et d’amortir la flambée de leurs prix.
Il a également poursuivi la mise en œuvre vigoureuse du plan de transformation "Shift", qui repose sur la croissance sélective – sélectionner les projets les plus rentables et les moins risqués. Le groupe s’enorgueillit d’un carnet de commandes d’une grande qualité : celui de l’activité "Haute tension sous-marine" s’élève ainsi à 2,2 milliards d’euros. Ce à quoi s’ajoute une gestion stricte de son BFR, qui a notamment permis de générer le surplus de trésorerie.
Nexans s’est donc renforcé à tous les niveaux. Conséquence bienvenue, S&P a relevé le jour-même d’un cran sa note de crédit à long terme du groupe, de BB à BB+, à un cran de la catégorie investment grade très recherchée par la majorité des investisseurs.
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