Macro-économie / Taux / Bruno Le Maire / Bercy / France Relance
Macro-économie / Taux
Bruno Le Maire / Bercy / France Relance
Bercy se félicite de l'efficacité de France Relance
Alors que la France se rapproche de son niveau d’activité d’avant crise et qu’un nouveau plan d’investissement doit bientôt être voté, voilà que Bercy déclare avoir déjà "engagé" une grande partie des 100 milliards d’euros du plan "France Relance", à l’occasion du point d’étape effectué cette semaine. Ce n’est pas moins de 60 milliards d’euros qui ont déjà été engagés et ce montant devrait être porté à 70 milliards d’euros à la fin de l’année. C’était un total de 47 milliards d’euros qui étaient engagés fin août. Le plan poursuit donc un rythme rapide de déploiement et les 30 milliards restant à déployer le seront dans les premiers mois de 2022. Les montants décaissés sont de leur côté passés de 29 milliards d'euros à 34 milliards d'euros.
Les actions déjà mises en place ont déjà eu de l’impact pour Bercy, puisqu’à ses yeux "les deux objectifs macro-économiques de court terme, fixés au lancement du plan de relance à l’été 2020, ont été atteints". D’une part le niveau d’avant crise a été rattrapé et le ministère de l’Économie rappelle que d’après l’Institut des politiques publiques, "sans intervention du gouvernement pendant la crise, il aurait fallu plus de 5 trimestres supplémentaires pour retrouver ce niveau d’activité". D’autre part sur le front de l’emploi, le taux d’emploi est de 67,5 % au troisième trimestre 2021, ce qui constitue un plus haut historique depuis 1975. Des réalisations dont Bercy se félicite.
Cependant, le comité chargé de son évaluation (dirigé par Benoît Coeuré) avait estimé qu’un "lien direct" entre le déploiement du plan et les bonnes nouvelles économiques était difficile à caractériser, pour le moment. Même s’il avait également reconnu qu’il y avait sans doute contribué, sans parvenir à dire dans quelle mesure.
Également si de nombreux projets semblent donc en bonne voie, il reste encore un peu de temps avant des les voir se réaliser au vu des montants pas encore décaissés. Ce qui peut sembler paradoxal lorsqu’on constate certaines critiques émises à la lecture du rapport Coeuré, des remarques qui estimaient que Bercy avait privilégié la rapidité à la qualité de la relance. Bercy estime néanmoins qu’au vu de délais difficilement compressibles, il s’agit d’un déploiement du plan d’une façon rapide et ce pourquoi le rapport Coeuré l’en avait félicité. Cette rapidité est même une volonté affirmée : lorsque, par exemple, la question des modalités de déploiement de MaPrimeRénov’ (prime accessible dans le cadre des travaux de rénovation) est posée, il est assumé que la priorité a été de "massifier la filière".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

