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Les rémunérations des dirigeants britanniques font grise mine
La crise pandémique n’épargne personne. La rémunération des directeurs généraux de l’indice boursier FTSE 100 n’a guère affiché une belle dynamique cette année.
Selon une étude du cabinet PwC, son niveau médian a reculé de 9% en 2021. Elle s’est établie à 2,9 millions de livres sterling contre 3,2 millions en 2020. Par ailleurs, tandis que près d’un directeur général sur deux (45%) a vu son salaire gelé (contre 52% en 2020) ; 28% de ces dirigeants de l’indice phare de la Bourse de Londres n'ont reçu aucun bonus en 2021 (comparé à 14% l'an dernier).
Les analyses de PwC montrent également la place croissante que prennent les critères ESG (environnement, social et de gouvernance) dans l’évolution de la rémunération des dirigeants. Ainsi, en 2021, 58% des entreprises du FTSE 100 ont lié la paie des directeurs généraux à des mesures d'ESG comprises au sein des objectifs à atteindre et déterminant leur paie, contre 45% l'an dernier.
Dans le détail, les recherches de PwC avancent que 28% des entreprises du FTSE 100 - qui comprennent les banques HSBC et Barclays, les groupes pétroliers Royal Dutch Shell et BP, ou encore le géant de la distribution Tesco – ont mis en place des mesures liant la rémunération de leurs dirigeants à la décarbonation et à la neutralité carbone.
"La rémunération des dirigeants offre un levier important pour les inciter à relever les défis ESG et est de plus en plus considérée comme un outil clé pour observer de réels changements, deux tiers des investisseurs estimant que les mesures et les objectifs de performance ESG devraient être inclus dans la rémunération des dirigeants", explique Phillppa O'Connor, directrice des rémunérations et de l'emploi chez PwC.
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