Régulation / Concurrence / Autorité de la concurrence / Benoit Coeuré / Sénat
Régulation / Concurrence
Autorité de la concurrence / Benoit Coeuré / Sénat
Benoît Coeuré convainc le parlement et prend la tête de l'Autorité de la concurrence
Les auditions successives de Benoît Coeuré au Sénat puis à l'Assemblée ont permis d'avaliser sa candidature comme président de l'Autorité de la concurrence.Il avait été proposé à ce poste par le président de la République. Il a montré son attachement à la grande rigueur dont doit faire preuve l'institution, comme lorsque il fut interrogé sur le sujet brûlant du projet de fusion entre TF1 et M6. Il a rappelé qu'il devrait faire l'objet d'une "analyse chiffrée, empirique, approfondie".
Une rigueur qu'il a déjà démontrée dans les fonctions qu'il a occupé, que ce soit à la Banque des règlements internationaux, au directoire de la Banque centrale européenne ou encore à l'Agence France Trésor. L'ancien banquier central a ainsi souligné qu'il ne fallait pas le réduire à un expert de la finance, mais que ses expériences passées lui avaient fait couvrir des sujets divers et variés.
Lors de l'audition devant le Sénat il a dévoilé ses trois priorités à la tête de cette institution : il s'agit tout d’abord d'en conserver "l'indépendance, l'expertise et la capacité de réaction". Il espère également une hausse des effectifs dans le domaine du numérique où il regrette que là où son homologue britannique dispose de 200 employés dédiés, il n'y ait aujourd'hui que 5 personnes en France. Le dernier sujet qui lui tient à cœur concerne "la compétitivité et le pouvoir d'achat". Pour Benoît Coeuré, il est très dommageable que l'Autorite de la concurrence soit systématiquement perçue comme étant au service des consommateurs et non des entreprises. Une vision qui néglige à ses yeux le fait que l'action de l'institution bénéficie avant tout à la compétitivité et à nombre d'entreprises.
Face aux nombreuses questions des sénateurs sur le poids de l'Autorité de la concurrence au sein de l'Union européenne, l'ancien directeur de l'Agence France Trésor a insisté sur sa vision d'une autorité qui "influe au niveau européen". Il s'est engagé à veiller à ce que le cadre réglementaire européen ne souffre d'aucune distorsion locale.
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