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Wendel veut profiter de l’engouement pour les licornes

La société d’investissement française relance sa structure "Wendel Lab" pour qu’elle se consacre également aux investissements dans le "growth capital", classe d’actifs composée de jeunes sociétés innovantes en très forte croissance – appelées à devenir les futures licornes.
Jérôme Michiels, directeur général adjoint de Wendel et responsable du Wendel Lab
Jérôme Michiels, directeur général adjoint de Wendel et responsable du Wendel Lab

Lors de la journée investisseurs organisée le 2 décembre dernier, Wendel avait insisté sur son intérêt pour les jeunes entreprises européennes non cotées à très forte croissance, promises à devenir des licornes, ces entreprises non cotées valorisées plus d’un milliard de dollars. Au cœur de cette stratégie, la société d’investissement a placé le "Wendel Lab", une structure créée sans tambour ni trompette en 2013 pour souscrire à des fonds d’investissement technologiques, et en a "renforcé l’expertise en vue d’augmenter [son] exposition dans cette classe d’actifs", avait-elle indiqué le mois dernier.

Wendel a donné des détails supplémentaires ce matin. La responsabilité de Wendel Lab vient d’être confiée à Jérôme Michiels, déjà directeur général adjoint de Wendel en charge des finances, signe de l’importance que la société accorde au projet.

L’activité de Wendel Lab va également évoluer : en plus de son activité de fonds de fonds (dirigée par Chris Witherspoon), la structure mènera désormais des investissements (ou des co-investissements) directs dans des start-ups. Elle pourra investir jusqu'à 50 millions d'euros par tour de table. Son but : favoriser l’émergence de nouvelles licornes. Cette évolution a nécessité deux recrutements au sein de l’activité "Growth" de Wendel Lab (désignée responsable de cette stratégie), dont Antoine Izsak, actuellement directeur d’investissement chez Bpifrance et qui rejoindra Wendel en février avec le titre de "Head of growth equity". Le second est toujours en cours.

Les levées record réalisées par les start-ups ces dernières années à travers le monde (le marché français compte désormais 24 licornes depuis l’entrée de Qonto mardi dernier dans ce club fermé) ont aiguisé les appétits des grands fonds d’investissement internationaux, qui se concentraient jusqu’ici sur les acquisitions – notamment via des LBO – d’entreprises de taille importante, voire très importantes (comme en témoigne l’offre récente de KKR sur Telecom Italia pour une valeur de 33 milliards d’euros).

Désormais, la plupart d’entre eux (comme KKR, Carlyle ou encore Blackstone) ont parallèlement développé des équipes pour viser les futures licornes, dont les valorisations ont grimpé en flèche – ce qui exige des tickets très importants que les fonds classiques de capital-risque/venture ne peuvent apporter. Les deux derniers tours de table de licornes françaises Qonto et Back Market, annoncés mardi, se montent respectivement à 484 et 450 millions d’euros. En France, Wendel n’est pas le seul à emprunter ce chemin : Eurazeo a également mis en place une équipe "Growth".

Dans le cadre de son plan stratégique 2021-24, Wendel souhaite que la catégorie des entreprises à forte croissance représente à terme entre 5 et 10% de son actif net réévalué (ANR). Son ANR atteignait 8,25 milliards d’euros au 30 septembre 2021, soit 184,5 euros par action.

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