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Permira accélère dans la course aux licornes
Si les gestionnaires de private equity croulent déjà sous les liquidités, cela ne les empêche pas de continuer à collecter des fonds. Deux jours avant Noël, Permira vient ainsi d’annoncer la clôture finale de la deuxième génération des fonds Permira Growth Opportunities (PGO II) à un montant de 4 milliards de dollars (soit environ 3,6 milliards d’euros), dépassant largement l’objectif de base, fixé à 2,5 milliards.
Ce véhicule vise les jeunes entreprises de technologies non cotées, à très forte croissance – en clair, des licornes (start-ups dont la valeur atteint le milliard de dollars) ou des candidats à ce statut. Avec un ticket moyen de 200 à 250 millions de dollars, pour prendre une part au capital comprise entre 10 et 30% (avec un cœur de cible de 15 à 20%, il devra trouver près d’une vingtaine de cibles). Quatre investissements ont déjà été réalisés : AllTrails, Carta, mParticle et Sysdig. Permira a l’ambition de les faire allégrement dépasser la barre des 10 milliards de dollars de valeur (donc d’en faire des "décacornes") – à l’image de la société suédoise de paiements fractionnés Klarna, valorisée quelques milliards de dollars lorsque Permira y a investi en 2018 avec PGO I et qui vaut 45 milliards de dollars depuis sa dernière levée de fonds au mois de juin.
L’ampleur de la collecte atteinte par PGO II illustre la récente flambée des valorisations parmi les jeunes sociétés de la tech, que les investisseurs s’arrachent : à titre de comparaison, PGO I, clos en 2019, atteignait 1,7 milliard de dollars. "Le marché du growth connaît une effervescence, à l’image du private equity au sens large. Ce phénomène est lié à révolution industrielle que nous vivons actuellement : des pans entiers de l’économie se digitalisent et les start-ups qui se créent dans ces secteurs ont des modèles économiques qui leur font atteindre une taille critique beaucoup plus rapidement que lors des cycles de croissance précédents. Leur niveau de valorisation évolue au même rythme", explique à WanSquare Alexandre Margoline, président de Permira en France. Autre exemple, le français Eurazeo vient de lever son premier fonds "growth" à hauteur de 1,6 milliard d’euros.
L’enchaînement accéléré des tours de financement et l’augmentation vertigineuse des sommes levées composent un vrai défi pour les investisseurs qui voudraient accompagner des start-ups à long terme et de manière importante. "Avec un fonds de quatre milliards de dollars, nous serons par définition capables de soutenir plus largement et plus longtemps les entreprises dans lesquelles nous investissons", justifie Alexandre Margoline.
Dans la stratégie "growth" de Permira, la France occupe une place non négligeable. Les actifs français de PGO I représentent ainsi environ 600 millions de dollars, pour trois participations (sur un total d’une quinzaine), dont Mirakl. "Cette importance est notamment liée à l’essor de la ‘French Tech’. La France devient une force dans l’écosystème technologique dans le monde", souligne le responsable du bureau parisien de Permira.
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