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L'Oréal retrouve son cap d'avant crise
L’économie a commencé à retrouver son niveau d’avant crise l’an passé et le groupe L’Oréal n’a pas été en reste. Son exercice comptable 2021 est qualifié "d’année historique" par Nicolas Hieronimus - directeur général de L’Oréal - qui parle "d’une croissance record de 16,1 %, deux fois la croissance du marché mondial de la beauté". Un excellent résultat pour celui qui a pris les rênes du groupe il y a quelques mois. Il ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là, comme il l’a confié ce matin aux Échos : "nous devrions pouvoir continuer de surperformer sur un marché de la beauté qui devrait retrouver son rythme de croissance".
Une confiance dans la capacité du groupe à générer de la croissance qui peut s’appuyer sur des gains de "parts de marché dans toutes les zones, toutes les divisions et toutes les catégories" en 2021. Dans son communiqué, la direction du groupe évoque "une surperformance spectaculaire dans un marché pratiquement revenu à son niveau de 2019". Ces bons résultats étaient en partie anticipés par le consensus FactSet qui attendait à 6,10 milliards le résultat d’exploitation l’an passé contre un chiffre effectif de 6,16 milliards d’euros ; de son côté le chiffre d’affaires de 32,28 milliards d’euros dépasse également la prévision de 32,02 milliards d’euros. Ce qui n’empêche pas une progression significative comparée aux résultats d’avant crise : par exemple le chiffre d’affaires s'inscrit en hausse de 11,3 % en données comparables.
Ces bons résultats devraient contenter l’actionnariat du groupe, d’autant plus qu’il va être proposé à l’assemblée générale d’avril un dividende de 4,80 euros par action, en hausse de 20 % par rapport à celui de l’an passé. La structure actionnariale a également été solidifiée par le rachat de 4 % du capital du groupe auprès de Nestlé.
Un autre virage pris cette année par le géant français est constitué par les avancées dans l’e-commerce qui ont vu ce segment d’activités progresser de 25,7 % sur l’exercice comptable et atteindre 28,9 % du chiffre d’affaires. Le prochain élément disruptif pour la croissance pourrait provenir de la "transformation Beauty Tech", dans laquelle le groupe mise sur l’intelligence artificielle et des partenariats "stratégiques" afin de développer des technologiques.
Toutes les divisions du groupe pourraient en profiter, ce alors même qu’elles sont déjà sur un sentier de croissance très prometteur. Elles sont tirées par leur nouveau chef de file qu’est L’Oréal Luxe, devenue la première entité du groupe en termes de volume. Cette dernière a vu la croissance de ses ventes s’accélérer chaque trimestre passant de 4 % en début d’année pour finir à 16 % de croissance sur les trois derniers mois, ce qui permet une augmentation du volume des ventes de 11 % en comparaison avec l’année 2019.
Les autres divisions du groupe ne sont pas en reste : les produits professionnels ont connu une progression de 24,8 % en données comparables et la cosmétique active a également "très largement surperformé le marché dermocosmétique" avec une croissance de 31,8 % qualifiée "d’exceptionnelle". La seule division du groupe à ne pas connaître une croissance à deux chiffres est celle des produits grand public, malgré des gains de parts de marché - en données comparables elle ne s’établit qu’à 6,5 %. Ce qui serait une bonne progression en temps normal paraît faible au regard des performances du reste du groupe.
La dynamique générale dans le groupe se trouve dans les différentes zones géographiques où est implanté L’Oréal. Notamment en Europe où la croissance, revenue "pratiquement à son niveau de 2019 en comparable", est mesurée à 10,1 % cette année. Dans la région Amérique du Nord, le groupe a connu une hausse de 22,2 % l’an passé grâce tant à l’e-commerce qu’aux magasins physiques.
Nicolas Hieronimus s’est montré très satisfait également des performances dans les zones SAPMENA – SSA (Asie du Sud, Pacifique, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique Subsaharienne) et Amérique Latine qui ont connu des croissances respectives de 13,9 % et 20,6 % et ce malgré un "contexte sanitaire extrêmement volatil". Les activités du groupe en Asie du Nord ont elles aussi su faire fi des restrictions notamment sur la libre circulation et terminent l’exercice comptable en progression de 17,6 %.
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