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L'Oréal / cosmétique / nomination
L’emblématique Stéphane Rinderknech remplacé par David Greenberg à la tête de L’Oréal en Amérique du Nord
Mouvement important chez L’Oréal : sa filiale nord-américaine change de patron. David Greenberg a remplacé vendredi dernier Stéphane Rinderknech, qui a quitté le numéro un mondial des cosmétiques.
Comme il est de tradition dans ce groupe, les postes les plus importants sont occupés par des anciens de la maison. En l’occurrence, David Greenberg a passé plus de 28 ans chez L’Oréal, essentiellement aux Etats-Unis : président ces cinq dernières années de la division des produits professionnels en Amérique du Nord, dont il a mis en marche la transformation, il a également président de Maybelline (marque acquise en 1996 et qui a permis d’asseoir la présence de L’Oréal dans de nombreux marchés internationaux), Garnier et Essie outre-Atlantique pendant huit ans et directeur marketing de la marque L’Oréal Paris pendant six ans. David Greenberg a également occupé le poste de directeur des ressources humaines de L’Oréal USA.
Le départ de Stéphane Rinderknech marque la fin d’une époque et suit la nomination de Nicolas Hieronimus au poste de directeur général de L’Oréal en mai 2021 pour remplacer Jean-Paul Agon. Stéphane Rinderknech, qui avait rejoint le groupe en 2001 avant d’occuper plusieurs postes à responsabilité en Asie, avant d’être nommé directeur général de L’Oréal Chine en 2016, ce qui lui a permis de rejoindre le comité exécutif du groupe début 2018. Directeur général de L’Oréal USA et président de la zone Amérique du Nord depuis 2019, il a eu pour mission de faire repartir la croissance des ventes.
Certains voyaient en Stéphane Rinderknech, "au track record incroyable" écrivait le courtier Oddo BHF il y a trois ans, un successeur extrêmement crédible à Jean-Paul Agon ; sa nomination en 2019 outre-Atlantique – un marché vital pour le groupe – avait été bien accueillie par la communauté financière.
Force est de constater que la nomination de Nicolas Hieronimus l’année dernière à la direction générale a bouché l’horizon de Stéphane Rinderknech.
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