WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
perte nette anticipée; PME; finances publiques

Macro-économie / Taux / PGE / Direction générale du Trésor / Banque de France / perte

Macro-économie / Taux
PGE / Direction générale du Trésor / Banque de France / perte

Bercy contient le coût des PGE

La Banque de France et la Direction générale du Trésor estiment le coût du PGE à 1,4 milliard d'euros pour les finances publiques. Ce chiffre relativement faible au vu du montant des encours est dû à de nombreuses mesures pour étaler et reporter les échéances.  
Le ministère des Finances et de l’Economie. Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Le ministère des Finances et de l’Economie. Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Au début de l’année le ministre Bruno Le Maire avait qualifié le prêt garanti par l'État (PGE) de "protection efficace contre les faillites". Un constat qui n’empêche pas que les prêts liés à ce dispositif doivent être remboursés. Et l’impossibilité d’honorer ses échéances peut entraîner des défauts et des pertes puisque l’État s’est porté garant. Aujourd’hui la Banque de France et la direction générale du Trésor estiment que le taux de perte brut est de 3,1 % sur la totalité des 150 milliards empruntés via le PGE.

Afin de rendre ce taux le plus bas possible, différentes mesures ont été prises ces derniers mois. Bruno Le Maire a notamment mis en avant la possibilité d’étaler le remboursement du PGE sur une durée de 10 ans contre 6 ans actuellement. Une autre possibilité permet de différer la première échéance de six mois. Des éléments qui peuvent rassurer les entreprises à quelques mois de la fin de la possibilité d'y souscrire.

Un tel élargissement du champ des possibles devient encore plus important quand on apprend qu’uniquement 11 % des PGE ont été remboursés lors de la première année. A contrario 57 % d’entre eux "ont été différés d’une année supplémentaire", selon une étude de la Direction générale du Trésor venant de paraître. Une décision d’autant plus facile à prendre que les reports de charges sociales et fiscales doivent également être réglés.

L'Hexagone se targue aujourd'hui d'avoir un taux de fraude plus bas qu'ailleurs : la souplesse sur l'échéancier de remboursement n'y est sans doute pas étrangère. Ce qui permet d'obtenir un taux de perte brute relativement peu élevé - 3,1 % - qui se transforme en une perte nette anticipée encore plus faible. En effet, le paiement des commissions sur la garantie octroyée par l'État se traduit par une diminution de 3,2 milliards d'euros de la perte brute. In fine le coût net du PGE est estimé à 1,4 milliard d'euros pour les finances publiques.

Les autorités françaises ont tout intérêt à mettre en place un cadre qui permette de ne pas brider la reprise puisque de la bonne santé financière des entreprises va dépendre leur capacité à rembourser les PGE. Il n’est pas à exclure qu’une attention particulière soit portée à certains secteurs qui ont le plus souffert de la crise : là où 19 % des entreprises de la santé et de l’action sociale ont remboursé leur PGE dès la première année, c’est uniquement 7 % de celles dans les arts, spectacles et activités récréatives qui ont réussi à la faire.

De la même façon, la taille de l’entreprise semble associée à la difficulté à rembourser - uniquement 11 % de celles de moins de 50 salariés ont réussi à rembourser leur prêt en un an. Au-dessus de la barre des 50 salariés c’est 5 % de plus qui ont pu procéder à un remboursement intégral.

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article