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Macro-économie / Taux / Etats-Unis / gaz naturel liquéfié / europe

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Etats-Unis / gaz naturel liquéfié / europe

ukraine L’Europe fait un petit pas vers la fin des importations de gaz russe

UKRAINE. Les Etats-Unis et les Vingt-Sept se sont accordés pour que les importations de gaz naturel liquéfié en provenance de l’Oncle Sam augmentent de 15 milliards de mètres cubes cette année, soit une hausse de deux tiers par rapport à 2021. Par la suite, l’objectif est d'importer 50 milliards de mètres cubes chaque année.
Joe Biden, président des Etats-Unis et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - Brendan Smialowski / AFP
Joe Biden, président des Etats-Unis et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - Brendan Smialowski / AFP

L’Europe fait jouer ses liens outre-Atlantique pour diminuer l'emprise russe sur ses besoins énergétiques. Alors que depuis l'invasion de l'Ukraine les Vingt-Sept cherchent à réduire leur dépendance aux hydrocarbures russes, les Etats-Unis et les membres de l’Union européenne (UE) ont trouvé un accord pour que la première économie du monde augmente de 15 milliards de mètres cubes (mmc) ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) à destination de l'Union. En 2021, les Etats-Unis avaient exporté pour 22 mmc de GNL vers l’UE et ils représentent un peu plus d’un quart des importations de GNL des Vingt-Sept - l'Oncle Sam est devenu le premier fournisseur de l'UE l'an passé.

"Notre objectif est de réduire cette dépendance aux combustibles fossiles russes et de nous en débarrasser. Et cela ne peut se faire que par le biais, bien sûr, tout d'abord, d'investissements dans les énergies renouvelables, mais aussi par des approvisionnements supplémentaires en gaz, y compris des livraisons de GNL", a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui a précisé que les importations supplémentaires en provenance des Etats-Unis pour cette année permettront de remplacer les importations européennes de GNL en provenance de Russie.

Au-delà de cette année, la Commission a indiqué qu’elle collaborera avec les États membres de l'UE pour garantir une demande stable de GNL américain supplémentaire jusqu'en 2030 au moins représentant environ 50 mmc par an. Pour rappel, les importations de gaz russe des Vingt-Sept s’élèvent à 155 mmc par an – soit 40% de sa consommation totale de gaz. Dans son plan dévoilé très récemment visant à diviser par trois la dépendance européenne au gaz russe en un an, Bruxelles avait souligné que la diversification de l’approvisionnement était l’une des clés. En plus des Etats-Unis, la Commission avait mentionné la Norvège, le Qatar, l'Azerbaïdjan, l'Algérie, l'Égypte, la Corée, le Japon, le Nigeria, la Turquie et Israël.

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